‹ Les colonies scolaires de vacances en LorraineChapitre 14 sur 61 · LAID · texte numérisé non relu

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9.496 fr. 60 et comme dépenses 6.970 fr. 70. Le prix de la journée d’enfant augmente encore légèrement: 1 fr. 71 en moyenne. Le nombre des heureux colons est aussi en légère augmentation, 136 filleltes et garcons.

En 1908, encore à signaler l’augmentation de prix de revient de la journée par enfant: 1 fr. 98, due au renchérissement des vivres dans notre région lorraine. Pour équilibrer son budget, le comité de l’œuvre a dû réduire le nombre des enfants à 113. Une autre solution avait été proposée: réduire la durée du séjour; après discussion, on résolut de s’en tenir au chiffre de trente jours précédemment adopté, partant de cette idée très juste qu'il était préférable de faire peu, mais bien.

Monsieur le docteur Chaudron, qui depuis le début de l’œuvre veut bien se charger de surveiller l’état sanitaire des jeunes nancéiens conclut en ces termes le bulletin médical qu’il adresse au Président de la colonie : « L'état sanitaire de Ja colonie scolaire est satisfaisant. J'ai pendant un mois soigné surtout des petites plaies enflammées, des ampoules aux pieds, des embarras gastriques et quelques maux de gorge. Pas d'affection sérieuse ni d'accidents ».

Ce court et précis extrait fait mieux qu'une longue description ressortir combien les enfants sont en de bonnes mains et bien surveillés.

D'ailleurs les résultats médicaux fournis par la balance sont là chaque année pour accentuer encore cette bonne opinion de l’œuvre.

En 1909, le comité a maintenu comme pour les années précédentes, le séjour d'un mois toujours à Celles-sur- Plaine. Les enfants admis à la colonie furent au nombre de cent quatorze, et comme les années précédentes, tout s'est passé normalement, au grand contentement de tous,

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comme en fait foi encore celte conclusion du rapport médical : « Les enfants ont vécu dans un état sanitaire satisfaisant, ils n’ont donné lieu et n’ont été victimes d'aucune observation médicale de nature épidémique ou contagieuse ». |

Notre documentation concernant celte très intéressante œuvre s'arrête à l’année 1909, mais d'après ce qu'a bien voulu nous confier Monsieur le Professeur Le Monnier, l’année 1910 a été la fidèle reproduction de ses devancières, et nous ne doutons pas que les exercices futurs ne viennent récompenser par les résultats acquis tout le dévouement que déploie, pour faire prospérer l'œuvre, son zélé organisateur.

Œuvre israélite des Colonies de vacances.

Cette œuvre fut fondée en 1903, à Nancy, par Madame et Monsieur Emile Weill, en mémoire de leur regrettée fille. Ils furent aidés dans leur tâche généreuse par un comité composé de Mesdames Godchot, Lang, Lévy et de Messieurs Kron et Marx-Picard.

Rapidement furent recueillies de nombreuses souscriptions qui permirent l'envoi d’une première colonie dès août 1903. Ce fut le système colonie-internat que l'œuvre adopta. Le comité loua, dans de bonnes conditions, une vaste maison, très bien située, en pleines Vosges, aux Censes de Sauley, près de Saint-Dié. |

Le recrutement des enfants eut lieu de la facon suivante : les parents appartenant à la communauté religieuse de Nancy, en majorité, d’autres à celles de Toul et de Pont-à-Mousson, adressaient leurs demandes au Président de l'œuvre qui les annotait.

Les enfants dont l'âge variait entre six et quinze ans étaient convoqués à un jour donné pour passer l'examen médical, dont voulut bien se charger très obligeamment Monsieur le docteur J. Sterne, de Nancy. Une liste était ensuite dressée des fillettes et garçons admis définitivement à faire partie de la colonie.

L'œuvre prend à sa charge tous les frais, el ne réclame aucune contribution aux parents, sauf celle de fournir un trousseau, et comme pour les autres œuvres similaires, il arrive très souvent que le comité doit fournir ou remplacer une grande partie du linge ou des vêtements des jeunes colons.

Des personnes très entendues s'occupent de la surveillance de la colonie, en particulier, pendant les premières années qui suivirent la fondation de l'œuvre, ce furent Mademoiselle Andrault et Mademoiselle Daltroff qui tout en observant une discipline sérieuse, sévère parfois, surent se faire aimer, écouter et respecter par tous les colons indistinctement.

Des dames patronesses de l’œuvre, très aimablement, vont visiter les Jeunes protégés et reviennent toujours très satisfaites de leur tournée d'inspection ; elles constatent avec plaisir que l'ordre le plus parfait règne dans la maison de l’œuvre ; que les enfants sont très bien tenus et sont pourvus d’une nourriture simple, mais abondante et fortifiante.

Monsieur le docteur Sterne, dans ses rapports annuels, constate l’état de santé excellent des colons pendant la durée de leur séjour, et les chiffres qu'il donne pour l'augmentation de poids et de taille des enfants sont la meilleure preuve du bien pour leur santé compromise, que retirent garcons et fillettes de leur passage à la campagne.

Comme remarque particulière au fonctionnement de cette œuvre, et qui à une certaine importance pratique nous dirons que le comité a participé en 1907 à un essai de caisse mutuelle d'assurances dont Monsieur le Pasteur Comte et Monsieur Bougon, de Paris, ont pris l'initiative. La somme déboursée pour l'assurance des enfants contre tout risque d'accident était tout à fait insignifiante. Car la société d'assurances mutuelles contre les accidents à laquelle l’œuvre avait versé 0 fr. 50 par enfant, soit 15 fr. pour 30 enfants, a remboursé après la saison 96 0/0 de ses recettes, c’est-à-dire 14 fr. 40, parce qu'un accident seulement s’était produit parmi toutes les sociétés adhé-

rentes. C’est là une excellente innovation, dont il importe de tenir compte pour l'avenir.

En 1907, par suite de circonstances exceptionnelles, l'œuvre ne put oblenir le renouvellement du bail de la maison des Censes de Sauicy. Le comité trouva à Lépanges, coquet village à proximité de Bruyères (Vosges), dans un site pittoresque entouré de forêts et de montagnes, une maison parfaitement située, édifiée sur la hauteur, en pleine campagne, et où l'air et la lumière entrent librement.

Cette maison est distribuée de la facon suivante : au premier, un large vestibule, ulilisé comme vestiaire, puis un réfectoire, une cuisine el l'office ; en plus deux dortoirs pour les jeunes filles. Au second, se trouvent les dortoirs des garçons, une salle de jeu très appréciée par les jours de pluie, puis de nombreuses dépendances. La Directrice a la surveillance d’un étage et la Sous-Directrice la garde du second palier. Madame Bloch et son adjointe Mademoiselle Rachel Lévy, grâce à leur bonne direction et à leurs soins intelligents, firent beaucoup pour l’amélioration morale et physique des jeunes pupilles.

Depuis 1907, le Comilé envoya chaque année, pendant 31 jours, du 31 juillet au 5 septembre, la colonie dans cette maison de Lépanges et n'eut qu'à se féliciter des résultats obtenus, et qui sont le sûr garant de la vitalité de l'œuvre.

Depuis sa fondation, en moyenne, par année, bénéficièrent ainsi du séjour dans les Vosges, environ 30 colons, tant garçons que fillettes. La première année, ils ne furent qu'au nombre de 14, mais c'était à plutôt un essai de colonies ; et comme les résultats avaient été très satisfaisants, le comilé, de tout cœur, consacra tout son dévouement à assurer dans l'avenir le succès de l'œuvre : il y réussit pleinement. |

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L'œuvre ne se borna pas seulement à envoyer dans sa maison des Vosges de jeunes colons. Elle intervint aussi pour faciliter à l’aide de subventions, le séjour plus long à la campagne des jeunes protégés non susceptibles de faire partie de la caravane vosgienne. En particulier, l'œuvre fit admettre à Berck-sur-Mer certains enfants maladifs, à qui était nécessaire un traitement spécial. Les enfants restèrent de longs mois dans la maison de santé de Madame Humbert et recurent les soins dévoués de la part du docteur de l'hôpital de Rotschild.

A certains autres enfants, qui avaient besoin, de retour dans leur famille, d'une nourriture fortifiante le comité généreusement accorda des dons permettant de compléter ainsi les bienfaits de la colonie.

D'autres enfants enfin, sur la recommandation de l'œuvre, et grâce à ses libéralités, furent placés pendant de longs mois, dans des familles de cultivateurs aisés au Thillot, pour permettre à leur organisme menacé de reprendre des forces par une vie plus prolongée au grand air.

Pour terminer l’exposé, dans ses grandes lignes, de cette œuvre nous donnons ci-après un tableau récapitulatif du budget de la colonie pour l’année 1910 et s’appliquant à trente enfants.

Recettes.

En caisse au 1° janvier 1909. . . . . . . 962115 SD RSCHDHONS a MER Een SO TEE Bienfaiteurs et dons divers . . . . . . . 700 » Intérêts et revenus des valeurs. . . . . . 206 10

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