RENTE RE
petits et tout son ingénieux dévouement? Nous ne pouvions rêver une collaboratrice plus éclairée, plus parfaite assurément ; qu'elle recoive ici la sincère expression de notre réspectueuse reconnaissance. »
Monsieur le Docteur Ficatier exprime là d’excellente facon les sentiments qui l’animaient après sa visite à la colonie meusienne. Pour les autres œuvres, il en est absolument de même quant à la facon de penser de tous ceux qui ont pu voir de près les intérieurs de nos braves paysans lorrains si hospitaliers.
Les Présidents des œuvres ne s’en tiennent pas d’ailleurs aux visites qu'ils font à leurs colonies: ils sont tenus au courant presque journellement de ce qui se passe, par des lettres écrites par les surveillants ou surveillantes toujours très consciencieux à remplir leurs fonctions.
Les jeunes colons sont répartis par petits groupes de 2 à 6, quelquefois 8, parmi les familles choisies. A notre avis, le chiffre de quatre par famille nourricière est largement suffisant, si l'on veut maintenir continuellement le bon ordre parmi ce petit monde.
Quelle est la vie quotidienne de nos jeunes colons ? Ce qui les charme le plus, c’est la grande liberté dont ils jouissent, c'est le plaisir d'aller gambader à leur aise. Au début, ils se sentent dépaysés, il y a des pleurs inconsolables, surtout chez les petites filles plus sensibles. On parle de vouloir retourner chez soi, on réclame la maman à grands cris, on ne veut plus absolument rester. Et puis le lit est dur, on ne le fait pas comme cela chez nous! Et la nourriture encore, cette grosse potée fumante, qui vous écœure par le lard qu'elle contient ! Mais peu à peu. tout s'apaise, la Directrice s'efforce de ramener au calme tous ces jeunes enfants ; elle les raisonne doucement, puis Le jeu est là qui vous appelle.