‹ Les combats du Général de Négrier au TonkinChapitre 13 sur 19 · HA-HO ET NOUÏ-BOP · texte numérisé non relu

HA-HO ET NOUÏ-BOP

naît la configuration du terrain et le parti qu'il en peut tirer.

A neuf heures trente du matin, la droite du ill* est dégagée; la ligne de bataille est rectifiée.

Le général de Négrier décide alors l'attaque par l'aile droite. 11 envoie le commandant Fortoul, chef d'étatmajor, donner la direction de l'attaque qui sera préparée par l'action combinée de .nos deux batteries, moins une section, et menée par les bataillons réunis du 143« et des tirailleurs algériens.

Pendant l'exécution des mouvements préparatoires de cette attaque, l'ennemi n'est pas resté inactif ; il défend les bois du Soui-Nien avec ténacité. Son artillerie a été ramenée en arrière et, ayant été couverte de scHrapnels, a cessé le feu.

Les forts paraissent abandonnés, cependant il n'en est rien. Leur garnison est tout entière en avant des parapets, rasée dans les fossés, et reste silencieuse. Les efforts faits par le bataillon du Hl® et l'artillerie pour éteindre la mousqueterie du Siou-Nien, st>nt infructueux. Le feu, qui par instants diminue, reprend ensuite avec une nouvelle intensité.

A dix heures quarante, les dispositions préparatoires sont terminées. Les bataillons du 143® et des tirailleurs algériens établis sur les crêtes, débordent le fort de Test. Toute l'artillerie concentre son feu sur ce fort; les défenseurs du Soui-Nien, tournés par leur gauche, lâchent pied.

Le 111®, sans attendre le signal de l'attaque, se précipite à leur suite, et, après une courte fusillade, les soldats, admirables d'entrain, escaladent deux forts en passant par les embrasures des canons.

Le moment est venu; les troupes s'élancent avec un ensemble remarquable à travers une région hérissée

n LE GËNËRAL DE NËGRtER

d'obstacles de toute nature, aux cris mille fois ri^p^tés

àe « Vive la France! »

Les Inrcos et le bataillon du 143' se jettent sur les forts appuyaot la gauche de l'ennemi. La compagnie de

» pir la uimpagnie de lurcoi du capilBlne Chlrouza.

turcos du capitaine Chirouze enlève seule, par une charge de trois cents mètres, deux de ces forts, où l'on trouve six canons Krupp, el perd neuf blessés.

L'aile gauche de l'ennemi fuit vers le nord-est. A gauche de notre ligne, la section d'artillerie du lieutenant Largouët réussit à empêcher les corps ennemis de

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