L. artillerie donne de nouveau tout entière sur ce
AUaque de Kep
inallieureu\ village Les cagnas sont en flamrres, cl une lumec noire se mêle au nuage blanc de poudre , les rayons du soled jettent sur le tout des lueurs rougesang.
Les hommes se lancent une seconde fois à l'assaul; mais une grèle de projectiles d'une violence inouïe contient leur élan et les oblige à se coucher derrière des !)roussailIes, à cent pas environ du mur d'enceinte-
Le général de Négrier, accompagné de ses officiers.
40 LE GÉNÉRAL DE NÉGRIEIl
est au premier rang, encourageant les soldats de Ja voix et de l'exemple. Une balle le blesse à la jambe, sans le faire quitter son poste un seul instant ; presque aussitôt son officier d'ordonnance, le lieutenant Berge, est également blessé.
Furieux de la résistance opiniâtre de Tennemi et voulant en finir, le général fait alors descendre une pièce de 4 de montagne qui est amenée à bras, à cinquante mètres de Fencelnte où elle fait brèche.
Aussitôt les Chinois, avec une audace incroyable, tentent, par cette brèche, une sortie désespérée; mais toute notre fusillade converge aussitôt sur ce point et abat les réguliers au fur et à mesure qu'ils veulent franchir cette ouverture. Bientôt le nombre des morts est tel qu'un monceau de cadavres bouche entièrement cette brèche.
Pour la troisième fois, nos soldats se jettent sur l'enceinte. Pour la troisième fois le feu de l'ennemi les oblige à se replier à quelques pas de cette brèche teinte ^ de tant de sang. Ils ne sont pas découragés et se feraient
hacher jusqu'au dernier, sous l'enceinte, plutôt que de ' reculer. Ils veulent la prendre à tout prix.
Un retour offensif de l'ennemi n'est plus à prévoir. Le général de Négrier ordonne alors à Tartillerie de reprendre le feu rapide sur Kep jusqu'à la sonnerie de la charge.
A ce signal, donné à deux heures dix minutes^ la compagnie Barbier, du 143'', formée en colonne d'assaut, se jette contre la face nord de l'enceinte. Les autres fractions de troupes qui entourent le village suivent le mouvement.
Un formidable hourrah ébranle l'air. C'est la baïonnette qui donne le coup de grâce à l'ennemi. Les assaillants sont arrivés au bord de la brèche qui se remplit