Général Michel
— '.i. Général Abel Douai.
Combattants
avions accumulés entre la Moselle et la frontière, sans profit pour nos soldats. Enfin, les trois défaites que nous venions de subir coup sur coup plongeaient le pays dans la douleur et la stupéfaction, l'armée dans le découragement, le commandement supérieur dans le désarroi. La France était ouverte à l'ennemi, notre infériorité cruellement démasquée, et l'avenir, gros de sombres nuages, tenait déjà suspendue sur nos têtes la menace terrible de l'invasion qui, pour la troisième fois depuis le commencement du siècle, allait déchaîner jusqu'au cœur de la patrie le sinistre fléau de ses ruines et de ses horreurs !
Ceux qui, à ce moment fatal, avaient atteint l'âge d'homme se souviennent encore de l'angoisse dont furent alors déchirés tous les cn^-urs français, et il n'en est pas un qui ne soit prêt à donner aujourd'hui jusqu'à la dernière goutte de son sang pour en éviter le retour.