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I.a Guerre franco-nUemande, pafrc

2. Après la brillanto escarmouche de Pont-à-Mousson, le général Margueritte avait télégrapliii' à Metz pour signaler l'importance de ce point et l'urgence qu'il y avait à en assurer la garde. 11 rei;ui en réponse l'ordre d'abandonner la ville et de se replier.

hauteur de Pagny et à Buchy ; ainsi établis à une distance de 8 kilomètres\ ils seront prêts à rompre, en temps utile, pour s engager dans une affaire sérieuse qui se produirait devant Metz. D'autre part, la 1'° armée est en mesure de s'opposer, par une attaque de flanc, à toute entreprise de l'adversaire vers le Sud.

« I^es autres corps de la II" armée continueront leur marche vers la partie de la Moselle comprise entre Pont-à-Mousson et Marbache. Le X" corps prendra position en avant de Pont-à-Mousson.

« La cavalerie des deux armées s'avancera aussi loin que possible ; elle inquiétera la retraite de l'ennemi, si celui-ci venait û se replier par la route de Metz à Verdun. *

On voit, d'après ces prescriptions, que M. de Moltke n'avait nullement l'intenlion d'attaquer, et que son seul but était de gagner le plus rapidement possible la rive gauche de la Moselle. L'affaire du lendemain fut donc, encore une fois, engagée à rencontre de ses projets, et n'eut d'autre cause qu'un nouvel excès d'initiative chez un général de brigade ennemi. (Juant à nous, au lieu de poursuivre à tout prix notre mouvement de retraite, et de répondre à l'offensive allemande par le déploiement d'un simple rideau de troupes qu'auraient appuyé les gros canons des forts, nous eûmes le tort immense d'accepter la bataille, sans toutefois la pousser à fond pour profiter au moins de notre supériorité numérique, en sorte que nous fîmes le jeu d'un adversaire qui ne cherchait qu'à gagner du temps pour jeter sur notre flanc, au sud-ouest de Metz, toutes les forces du prince Frédéric-Charles. Dans ce moment de crise aiguë où la perte de quelques heures devait entraîner des conséquences incalculables, l'iiésilalion du commandement nous perdit.

1. L'un de l'tiutre, mais non de la I" armée. 11 est étrange que M. de Moltke les ait envoyés suides points aussi éloignés de celle-ci, alors surtout qu'il les destinait a lui porter secours, le cas échéant.

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