La Guerre franco-allemande^ pa^o
2. Los Prussiens, cacliés dans les taillis, étaient devenus « tellement invisildes, i|ue nul no poni- 1 ail al'tiriner en avoir vu une seule fraction constituée. « (Rapport du ijénéral Metman.)
sent jamais l'atteinte portée à la solidité de la ligne de bataille. On le vit bien quand le maréchal ordonna aux deux divisions Castagny et Metman de reculer jusqu'à hauteur de la ferme de Bellecroix, et de s'établir entre cette ferme et la route de Borny à Colombey. A peine le 41' avait-il commencé son mouvement, que les Prussiens se précipitèrent sur les positions abandonnées, et accompagnèrent de leurs feux le régiment qui cependant battait en retraite, par échelons de bataillons, dans un ordre remarquable. Par suite, le 7° de ligne, encore engagé dans le bois de Colombey, se trouva tout à fait découvert sur son flanc gauche et pris d'enlilade par les tirailleurs ennemis; cette situation, toujours impressionnante, amena le désordre dans ses rangs, et c'est avec une précipitation fâcheuse qu'il gagna le bois de Borny, en perdant sur le parcours un monde énorme. Il fallut toute l'énergie des officiers pour rétablir l'ordre et reformer le régiment sur sa nouvelle position; là, la lutte reprit avec une vigueur nouvelle, et l'intervention de la division Montaudon, qui était venue se déployer en avant de Borny, face au sud-est, permit de la soutenir avec succès. Le recul de cette minime fraction de notre ligne fut d'ailleurs le seul avantage obtenu par les Allemands; ils ne réussirent pas à chasser les bataillons postés au nord de la route de Sarrebruck et « essayèrent en vain de pousser plus avant vers la jonction des deux routes à Bellecroix' ». Tous leurs efforts se brisèrent contre l'opiniâtreté de nos soldats.
Succès du 4° corps devant Mey. — Tandis que ces événements se déroulaient sur le front du 3" corps, les troupes du 4°, après des péripéties diverses, remportaient sur le Y" corps prussien un avantage marqué. Nous avons laissé la division Grenier aux prises, en avant de Mey, avec l'avant-garde de la 2° division prussienne, et nous avons vu diverses fractions de la 1" division venir, par Flanville et Montoy, prolonger vers le nord la ligne de bataille du VIP corps. La 2° division, dans sa précédente attaque, n'avait pu nous enlever le bois de Mey; mais dès qu'elle se vit suffisamment renforcée, elle revint à la charge, sous la protection de l'artillerie, dont les batteries débouchaient une à une, déborda le village de Nouilly, et gravit la pente ouest du ra\ in, menayant de couper du 3° corps la division Grenier. Le général de Cissey, qui venait d'arriver, fiivoya alors au secours de celle-ci le 20° bataillon de chasseurs, pour occuper le \ illai^e li permettre au bataillon du 13° de se porter dans le bois. En même temps uu bataillon du 04° accourait dans ce même bois, le franchissait et se lanyait en avant sur la crête du ravin, accompagné par une compagnie (de Fleury) du 5° bataillon de chasseurs. Mais là, accueillie par un feu d'enfer et une véritable trombe d'obus, cette maliieureuse infanterie, dont les deux chefs avaient été mortellement frajjpés, fut obligée de s'arrêter, tourbillonna sur elle-même, et finalement recula en désunlre, tandis que les Prussiens se précipitaient à sa suite, eiitnuiiiieul le bnis par le sud et en chassaient les défenseurs, sui'pris de cette agression subite. l''ji \aiu le batailluu du lri°, conduit par le counnandant Commcrçon, essaya-t-il uu retour offensif, tpii ne put