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La Guerre franco-aile mande, page

'.i. '• Le général de .Stiilpnagel s'était placé à la di-oite d(! ses batteries {à l'angle du bois de \'ioiiville); c'est de là qu'il dirig(;ait l'aclior), tout en se portant fréquemnient jusque sur la prcniicro ligne de ses troupes, prtrc'C.s (/e leum principaux cfiefs, afin de les soutenir par ses uncouragemeiits. Il (La Guerre franco-allemande, page 534.)

318 BATAILLE DE REZONYILLE

A la Malmaison, en arrière, la division de voltigeurs.

L'artillerie en position en avant de Gravelotte, face au ravin de la Jurée et aux débouchés du sud. Elle avait pour soutien le régiment de zouaves.

Enfin la cavalerie au nord-ouest de Gravelotte, dans le vallon qui court au sud du bois Leprince.

Rassuré de ce côté, le commandant en chef expédia au maréchal Le Bœuf l'invitation de se porter à la droite du 6'' corps; quant au A" corps, il fut laissé sans ordres et aux seules inspirations de son chef.

Arrivée ries premiers renforts ennemis. Prise de Vionville et de Flavifjny. — Cependant un premier renfort venait d'arriver à l'ennemi. Le colonel de Lyncker', commandant un détachement du X" corps laissé en observation à Novéant, le 15, avait reçu, le 15 au soir, l'ordre du prince Frédéric-Charles prescrivant à toutes les troupes de ce corps d'armée de se rallier au général de Voigts-Rhetz, à Thiaucourt"; il partit le 16 au matin, mais entendant de Gorze le bruit de la canonnade, il renonça à rejoindre sa brigade (la 37") qui était alors à Ghambley, et se porta sur le champ de bataille. Le général de Stûlpnagel le chargea aussitôt de servir de soutien à son artillerie, durement éprouvée, et mit en ligne, à côté de celle-ci, la batterie que lui amenait le colonel de Lyncker^

Mais d'autres secours plus importants ne devaient pas tarder à se présenter à leur tour sur le théâtre de la lutte. La 6° division d'infanterie avait en effet atteint Buxières vers neuf heures; on n'a pas oublié que son artillerie, ainsi que l'artillerie de corps, qui l'accompagnait, avaient pris les devants pour venir s'établir devant la division Bataille, et ouvrir le feu contre les villages de Flavigny et de Vionville, que protégeaient quatre batteries françaises seulement. Après quelques instants de repos, la 6° division s'était portée sur Tronville, mais reconnaissant bientôt que c'était faire fausse route, son chef, le général de Biiddenbrock, rabattit vers dix heures et demie ses deux brigades à droite, et les dirigea sur \'ionville et Flavigny. Puis il lança immédiatement un régiment de la 11° brigade contre nos positions, un bataillon attaquant Vionville, un autre le cimetière et le bouquet d'arbres qui, au sud-est, entoure l'abreuvoir, enfin le 3° prenant Flavigny pour objeclif. En même temps, la 12° brigade se déployait à gauche de la 11°, pour tourner Vionville par le nord.

A ce moment (vers midi), la division Lafont de \'illiers (du G' corps) était venue se déployer entre la voie romaine et la route de Mars-la-Tour, et elle se prolongeait à droite par le 9° de ligne (division Bisson). Le mouvement tournant de la 12° brigade allait donc se heurter à ces troupes, tandis que l'attaque de fi'ont rencontrerait devant elle les 12° bataillon de chasseurs et 23° de

1. Commandant le régiment d'inlantorie do la Frise orientale, n- 78.

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