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Ancienne division Castagnv

328 BATAILLE DE REZONVILLE

Saint-Marcel, la division Tixier, du 6°. Juste devant elle se trouvait à ce moment la brigade de cavalerie Barby, chargée de couvrir l'extrême gauche allemande, et qui patrouillait dans la direction de Bruville'. Les régiments de la division Grenier dirigent immédiatement sur elle une vive fusillade qui l'oblige à se retirer vers Tronville, puis, de concert avec les deux divisions du S" corps, marchent contre le bois du même nom, et cherchent à gagner, par les ravins qui courent vers le Fond de la Cuve, le plateau qui s'étend à l'ouest du bois. Devant cette vigoureuse attaque, la gauche de la division allemande recule ; les soldats du général d'Alvensleben, exténués de fatigue et moralement épuisés, ne tiennent encore que grâce à l'appui de leur artillerie, dont le tir lui-même est obligé de se ralentir faute de munitions" ; quant au général allemand, dont l'énergie et la ténacité sont admirables, il se résout à périr avec tout son corps d'armée, plutôt que d'abandonner les deux villages conquis.

Encourageant ses bataillons de la voix et du geste, il les adjure de résister encore et de tenir jusqu'à l'arrivée des autres corps. Il ne réussit cependant pas à les maintenir dans leur position et assiste, anxieux et dévoré d'inquiétude, à la retraite de la & division; le 24°, auquel il ne reste que quelques cartouches, s'enfuit a» pas de course^; le 20° le suit, ainsi que les troupes du colonel de Lyncker. Tout le terrain au nord de la roule est évacué, et seule une minime parcelle du bois de Tronville, adjacente à la chaussée de Verdun, reste au pouvoir des Allemands. En vain l'artillerie massée à l'ouest de Yionville recueille-t-elle les fuyards; elle est bienlùt elle-même prise à revers par trois batteries de la division (irenier, accourues sur le plateau, vers la cote 257, et fusillée par l'infanterie postée dans le bois; d'ailleurs, elle n'a presque plus de munitions, et ne riposte qu'avec peine. Une plus longue résistance devenant impossible, elle bat en retraite à son tour, et vient se mettre à l'abri derrière les hauteurs au sud-ouest de Vionville.

A cette heure si critique pour lui, l'ennemi était arrivé à la limite extrême de ses forces; les bataillons du colonel Lehmann avaient perdu 20 ofiiciers et 600 hommes, le 24°, 52 officiers et 1,000 hommes, et les autres régiments étaient tous égalemeul inallrait('s. « Vai éganl à l'évidente supériorité numérique des Français, on [Kjuvail s'attendre à lout instant à les voir déboucher en avant de la grande route'"... » Dans nos rangs, uii l'on venait de si vaillamment combattre, le sentiment d'une victoire bientôt détlnilivc échauffait les co'urs et exaltait les courages; on n'attendait qu'un ordre pour se jeter en avant et accomplir le dernier saci'ilice, (juc l'espérance faisait pai'ailre léger... L'ordre ne \int pas.

Il était (|u;iii'(' heures du soir, .lusqu'à présent, li's seules troupes étrangères au III' corps (jui eussent encore pris pai'l à l'aetiDii étaient, a\ee la 5' division de

1. La brigade Barby, avec deux régiments de dragon.s, occuiiail la longiii' i-rdiipo cot6o 277 sur la carte d'etat-niajor.

2. Les Opérations de l'artillerie allemande dans les batailles lirrces au-r enivrons de Mets, pai' le capitaine Hoi-i-bauer; 2" partie : Bataille de Vionville, page !JG.

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