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dessus. Après quoi, il adressa aux deux conimandauls en chef, vers deux heures de Taprès-midi, l'onh'e de mouvement que voici :
« Demain 18, à 5 heures d/i lunliii. In H" ai-ince rompra en échelons pur la gauche pour s'avancer entre J'Yrun et Je i-uisseau de Gorze {direction générale entre Ville-sur-Yron et Rezonville). Le VI II" corps appuiera ce mouvement à l'aile droite de la IP armée.
« Le VIT corps aura pour première mission de couvrir la marche de la ir armée contre fonte tentative venant du côté de Metz. Les instructions ultérieures de Sa Majesté dépendront des dispositions prises par l'adversaire. Les communications adressées au Roi devront être dirigées, au début, sur la hauteur au sud de Fhivigny. »
Conclusion. — Celait, en résumé, une immense manœuvre de l'ensemble des forces allemandes, groupées sur les abords du plateau, qiii avait pour pivot le VIP corps et devait amener ces forces sur toutes nos li.gnes de retraite à la fois. Si, après avoir gagné droit du terrain vers le nord, l'armée allemande trouvait nos troupes en retraite vers l'ouest, elle les obligeait à s'arrêter, puis à accepter la bataille dans des conditions stratégiques très défavorables, puisqu'elles auraient eu à dos la frontière belge, distante de deux marches à peine. Si, au contraire, l'armée du Rhin s'était déjà repliée sur Metz, la manœuvre projetée, exécutée par échelons, l'aile gauche en avant et le VIP corps demeurant immobile à l'aile droite, préparait, dans l'idée de M. de Moltke, le changement de front qui deviendrait nécessaire pour faire face à la place et nous y enfermer \
A première vue, cette combinaison parait habile; nuiis si l'on rélléchit à tout ce qu'elle présente de hasardeux, on se demande comment elle a pu si complètement réussir. Un mouvement enveloppant d'une portée aussi considérable, exécuté à une distance insignifiante de forces ennemies en position, un aussi brusque changement de ligne d'opération, ([uand la ligne de retraite n'est assurée que par des ponts situés loin en arrière, cnlin une marche de flanc opérée à découvert; pendant plusieurs heures, sans diversion pour occuper l'adversaire ailleurs, tout cela constitue assurément une des oiiéralions les plus scabreuses dont l'histoire de la guerre fasse mention. Il fnllail pdur la lenli-r, f)U que M. de Moilke possédât en son étoile une foi bien robuste, ou (pi'il eùl une bi(Mi piètre idée des talents militaires de son adversaire du moment, (lertes, le succès absout toutes les audaces; il serait toutefois singulièrement dangereux de prendre exemple siu- de tels modèles, et d'y chercher des règles pour la guerre à venir; car on ne se trouvera pas toujours en présence d'un ennemi ipii pousse aussi loin (pu" le uuiréehal Bazaine la théorie de l'absteidion, et laisse exécuter devant lui, à bonne portée de canon, la manœuvre qui doit fatalement aboutir à sa mise hors de cause. Que serait-il donc resté de la stratégie tant vantée de M. de Molike, si le gros de notre ai'inée s'était jeté sur le