‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 162 sur 262 · Voir page · texte numérisé non relu

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Le général d'Alvensleben essaya de rapprocher son artillerie; une batterie vint s'établir dans le faubourg Saint-Mansuy, et une pièce s'approcha à moins de 100 mètres de l'enceinte pour démolir le pont-levis. Toutes ces tentatives échouèrent, et cette pièce, après huit coups tirés, se vit forcée de revenir en arrière. On chercha alors une autre position plus favorable, mais, sur ces entrefaites, l'ordre arriva du général d'Alvensleben de cesser le combat. Il avait duré depuis une heure de l'après-midi jusqu'à près de quatre heures du soir.

La retraite générale s'exécuta donc sans plus tarder, mais ce ne fut ni sans difticultés ni sans sacrifices. Quand elle fut terminée, le IV corps avait perdu 6 ofticiers et 44 hommes tués, il officiers, 1 médecin et 1-29 hommes blessés, enfin 9 disparus. Quant à la garnison, elle ne comptait que 8 tués et 16 blessés.

En arrivant aux Saizerais, où était son quartier général, le général d'Alvensleben trouva une dépêche du prince qui l'engageait à tenter une nouvelle attaque. Mais la fâcheuse expérience qu'il venait de faire lui suffisait. Il répondit qu'un assaut de vive force n'avait aucune chance de réussir et que le mieux était d'attendre. Frédéric-Charles se rangea à cette décision sage, et ordonna au IV° corps, comme nous l'avons vu, de reprendre, le lendemain, sa marche vers la Meuse.

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