‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 176 sur 262 · IbUL, page 7<i · texte numérisé non relu

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la route, près de Saint-Hubert, tandis que l'autre (69°) se portait un peu au nord afin de riposter au feu toujours écrasant des défenseurs de Moscou. Mais l'attaque attendue ne se produisait toujours pas, et nous nous bornions à riposter à coups de fusil. P>appés de cette immobilité persistante, les généraux allemands conclurent que nous en étions arrivés à la limite extrême de la résistance et que le moment était venu de tenter contre nous un effort décisif. Assumant donc sur lui la responsabilité d'une attaque qui allait à l'encontre des instructions de M. de Moltke, le général de Steinmetz ordonna un mouvement général en avant. La 15" division, appuyée par la 27' brigade (du MP corps), qui arrivait de Gravelotte, reçut l'ordre de marcber à l'assaut de nos positions; la "20" brigade, qui se trouvait à Ars, fut lancée contre notre extrême gauche à RozérieuUes, et la 1" division de cavalerie fut envoyée par Gravelotte jusqu'au ravin de la Mance, afin d'être prête à entamer une poursuite qui semblait ne pouvoir beaucoup tarder. Pour compléter cet ensemble de mesures préparatoires, l'artillerie du VIP corps amena des batteries sur la route, quelques-unes même à l'est du défilé et à hauteur de Saint-Hubert. Ces dispositions étaient à peine prises qu'un brusque changement de théâtre se produisit. Tout ce qui restait de pièces disponibles de notre côté fut remis en batterie; l'infanterie qui garnissait les tranchées redoubla la violence de sa fusillade; les batteries de réserve du S' corps, placées près de Moscou, dirigèrent leur tir vers le défilé de Gravelotte, en sorte que « au moment où, du côté des Prussiens, chefs et soldats se prenaient déjà à croire qu'il ne s'agissait que d'un dernier effort contre un adversaire en retraite, l'attaque commencée se heurta à une résistance aussi vigoureuse qu'inattendue' ». Les deux premières batteries qui se présentèrent à hauteur de Saint-Hubert furent écrasées et mises « dans une situation désespérée' »; les autres perdirent en un instant la majeure partie de leur monde, et l'une d'entre elles compta jusqu'à SI hommes et 75 chevaux hors de combat.

Pendant ce temps, la cavalerie avait essayé de déboucher au sud de Saint- Hubert, pour venir charger l'adversaire « qu'on supposait en retraite' ». Le 4° uhlans, qui marchait en tête, ne put pas se déployer et fut rejeté violemment en arrière, tandis que la batterie à cheval qui l'accompagnait devait, « complètement désemparée, se laisser glisser dans le ravin de la Mance * ». Le reste de la division fit demi-tour avant même de déboucher, et rejoignit, à quatre heures et demie, les positions primitives, entre Gravelotte et la Malmaison.

Cette retraite était trop précipitée pour ne pas se répercuter sur l'infanterie. « Harcelés par des essaims de tirailleurs ennemis, les groupes de troupes prussiennes établies en rase campagne ne pouvaient tenir devant les attaques exécutées des lignes du Point-du-.lour. Les trois compagnies du 1°' bataillon du 60°, déjà fort affaiblies, redescendent à travers bois vers la gorge. Les détachements du SS°,

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