La Guerre franco-allemande, page 801. .3. Ibid
'1. L'existence de cet ordre a été contestée. Cependant, outre que presque tous les autours en font mention, elle a été confirmée par un hussard du 8= régiment prussien qui avait été chargé de porter l'ordre en question, et qui, depuis, fut fait prisonnier; c'était un comnicri;ant de Cologne, rappelé par la guerre sous les drapeaux. (Mch, Campagnes et négociations, page 93.)
et reçoivent ses encouragements, arrive au pas de course; quatre nouvelles batteries, postées à cheval sur la route, ouvrent contre nos positions un feu désespéré... « Le général de Fransecky (commandant le 11° corps) se tenait aux abords de la chaussée, sur la berge occidentale du ravin, pour dirigrr de là le passage des troupes. Le commandani de la r° armée suivait, avec son élal-niajor, le mouvement des colonnes le long du défilé et le général de .Mollke s'y était porté lui-même, avec les officiers du grand quartier général. Les bataillons, tambours battant, fanfares en tète, franchissent vivement le ravin, sous les yeux de ces hauts personnages, et répondant à l'appel de leur général en chef, s'élancent pleins d'ardeur au combat.
« L'ennemi tenait sous son feu la chaussée et tout le terrain adjacent. La mitraille, les balles même pleuvaient de nouveau jusqu'auprès de (iravelolte; mais la lutte était particulièrement furieuse du côté de Saint-Hubert et des groupes nombreux refluant pêle-mêle semblaient annoncer le début d'une nouvelle crise'. »
La à" division prussienne passe la première le redoutable défilé. Elle trouve devant elle le 6(3° qui est venu relever le 80' à bout de forces et de munitions', et est déployé du Point-du-Jour au coude de la route, le bataillon du commandant Luccioni (85" de ligne) qui prolonge la droite du 66°, enfin les 76°, 77° de ligne et 3° bataillon de chasseurs (division Vergé) embusqués dans les carrières béantes au sud du Pointdu-Jour. Plusieurs de ces régiments n'ont plus de chef : le colonel Février, du 77°, le commandant Petit, du 3° bataillon, sont déjà grièvement atteints; les deux chefs de bataillon du 80° sont morts. Mais ce qui reste d'officiers valides se prodigue avec une bravoure superbe et un admirable mépris de la mort; debout hors des tranchées, ils dirigent la résistance et donnent leurs ordres d'une voix haute et claire que le tumulte de la bataille ne réussit pas à étouffer. Les bataillons prussiens, fauchés par les balles, sont arrêtés sur place et viennent s'entasser autour de Saint-Hubert. En vain leurs officiers s'épuisent-ils en efforts surhumains pour pousser sur les tranchées quelques tirailleurs. Nos soldats, (piand ils n'ont plus de cartouches, se servent de leur baïonnette; les cadavres s'amoncellent aux abords des épaulemenfs, mais ceux-ci demeurent imprenables, et quand la nuit \ient couvrir de ses voiles cette affreuse boucherie, les P^rançais n'ont pas perdu un pouce de terrain, tandis que les i'riissiens, décimés, reculent en désordre, poursuivis par les volées de mitraille que leur envoient nos pièces encore eu état de faire feu.
De ce côté, la bataille prenait fin, sur un insuccès bien caraelèrisé de l'ennemi. Notre gauche avait défié toutes les attaques, car, pas plus à Saint-Hubert qu'à Rozérieulk's, l'ennemi n'avait pu déloger nos soldais de leurs aluis improvisés. \'(>yons donc ce qui s'était passé sur ce dernier point.
Attaqnn de nozrrieulh's. — On se rappelle qu'au moment où le général de Steinmetz avait ordonné l'attaque générale de nos positions (vers quatn^ heures et quart)