‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 183 sur 262 · lOid., pa.^'o · texte numérisé non relu

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BATAILLE DE SAINT-PRIVAT i03

Mais, tandis que ces mouvements, d'ailleurs apeivus' par l'ennemi, s'exécutaient, le prince (leorges de Saxe, comniandanl la "2;î° divisiim, recevait l'ordre suivant de son chef de corps d'armée :

« /,e colonel de Schulz\ ayriiit avec lui la 48" brigade, renforcée du 1°' régiment de cavalerie et de S batteries de la 1'" abtheilung montée, continuera par la vallée de l'Orne jusqu'à hauteur de Jœuf et de Mon lois, puis se portera de ce dernier point sur Roncourt.

« Le général de Crausbaar, avec la 45" brigade d'infanterie, fera évacuer complètement le bois et marchera sur Roncourt par f ouest, dès que le cobmel de Schulz s'engagera au nord.

« Iji destination à donner a la ifi" brigade reste provisoiremejit réservée. »

Par suite, un peu après cinq heures du soir, les forces qui allaient allaquer notre 6" corps se trouvèrent disposées comme suit :

La A~° brigade, au nord de Sainte-Marie-aux-Chènes, ayant à côté d'elle la majeure partie de l'artillerie saxonne^ ;

La 45" brigade, dans les bois situés entre Aulioué et Roncourt;

La 4()° brigade, à l'ouest de Goinville, avec une batterie ;

La 48° brigade, avec 2 batteries"'' et 2 régiments de cavalerie, au sud de JoHif et se dirigeant sur ce village, pour de là se rabattre sur Montois ;

La 4° brigade de la Garde', à Saint-Ail, l'artillerie divisionnaire avec l'artillerie de corps en batterie entre Saint-Ail et Habonville et tirant contre Saint- Privat ;

La 4° division de la (îarde à Sainte-Marie-aux-i Ihènes ;

Entin, deux escadrons de cavalerie se portaient au nord, vers la Moselle, pour couper les communications entre Thionville et Metz, et deux régiments de uhians battaient l'estrade contre les routes de Briey et d'Etain, vers l'ouest.

Si l'action de l'infanterie ne se dessinait pas encore, celle de l'artillerie, par contre, était constamment soutenue avec une redoutable intensité : 180 bouches à feu lançaient contre Saint-Privat un ouragan de projectiles, desquels nos deux malheureuses batteries à cheval, restées seules en position au sud du village, ne^ pouvaient certes pas protéger les lignes d'infanterie. Les munitions demandées' au maréchal Bazaine n'arrivaient pas, et pour avoir quelques gargousses disponibles au moment où la masse formidable des troupes qui se massaient devant lui prendrait l'offensive, le commandant du il" corps était obligé de faire appel à la camaraderie du général de jjadniirault. \j,\ silnalion devenait donc grave, et ne laissait pas de donner quelque inquiétude au mai'eclial ( '.anrobert.

1. Mis, coinnie on l'a vu plus Iiaut, à la disposition do la 2.'i" division.

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