Artilleries du corps et de la 24« division
3. Malgré l'ordre cité ci-dessus, la brigado do Schulz n'av;iit emmené tout d'abord que 2 batteries; une autre, qui était restée un moment avec la ligne d'artilloi'ie au nord de Sainte-Mario, la rejoignit peu après.
1. V.u arrivant sui' le champ do balaille, la 2'' division di; hi (iardo ;ivail envoyé sa .'!'■ brigado renforcer le IX» corps à Vernévillo.
Sanglant échec de la darde prussienne devant Sainf-Privat. — Cependant, nos mouvements avaient fait supposer aux généraux ennemis que la manœuvre enveloppante des Saxons était assez avancée pour devenir menaçante, puisque nous semblions vouloir nous y opposer. Le prince Auguste de Wurtemberg, commandant en chef de la Garde, donna, en conséquence, et avec l'autorisation du prince Frédéric-Charles, l'ordre d'attaquer vSaint-Privat. En vain, le général de Pape iit-il observer que cette offensive lui paraissait prématurée, et que le mouvement des Saxons était beaucoup moins avancé qu'on ne le croyait; le prince, pressé de finir en raison de l'heure tardive autant que de la position critique du IX° corps, mainlint sa décision. Les deux divisions de la Garde' furent donc portées en avant, et s'apprêtèrent à assaillir les troupes du Q" corps qui étaient déployées à l'ouest du village".
La 4' brigade (général de Berger) prit sa formalion de combal, et fut dirigée de Saint-Ail sur la ferme de Jérusalem. La r° brigade (général de Kessel) reçut pour objectif le village même de Saint-Privat; quant à la ^2" brigade (général de Medem), elle fut laissée en réserve à Sainte-Marie; toutefois, le 2° régiment à pied suivit la r° brigade à 500 mètres en arrière, pour lui servir de soutien'.
A cinq heures un quart environ, le général de Berger avait déployé ses régiments à l'est de la route de Saint-Ail à Sainte-iVIarie, et à gauche de la grande ligne d'artillerie. Ils étaient formés sur deux lignes, avec un rideau de tirailleurs en avant; à droite le 4° grenadiers (Beinc Augusla), à gauche le 2'^ grenadiers (Empereur François). .V peine étaient-ils déployés et commençaient-ils à se mettre en marche qu'une grêle de projectiles s'abattait sur eux, produisant dans leurs rangs des « effets terribles' ». p]n un instant, le 2° grenadiers perdait son colonel et ses deux chefs de bataillon. Ses compagnies essayent cependant de poursuivre leur mouvement offensif; désorganisées par une fusillade qui ne cesse pas, elles se jettent en désordre vers la roule, se blottissent dans les fossés et s'arrêtent à 500 mètres de nos lignes, « privées de presque tous leurs officiers et réduites à des groupes insignifiants' ». Le 4" grenadiers a tenté pendant ce temps de marcher contre Jérusalem. Une épouvantable fusillade le cloue sur place à son tour; « en un clin d'œil, ses rangs sont décimés, et les officiers surtout payent
un large tribut Là encore, l'attaque directe échoue devant la grêle de balles
des défenseurs". » Le régiment n'a plus d'officiers supérieurs debout, si ce n'est son colonel, comte de Waldersee ' ; un ofiicier, ancien aide de camp de l'empe-