Voir l'" partie, cliapitre VI
2. Cette particularité a son importam-o, parce qu'elle déiiiontie i|uo ce n'est [loint sur les ileniiéres instances du général de Palikao que la marche sur Sedan a été entreprise.
pour Sainl-Dizior. Supprimez les décrets que vous a portés Rouher J'accepte
Wimpffen à la place de Failly *. »
Voilà à la suite de quelles péripéties fut entrepris le mouvement qui devait aboutir à la catastrophe de Sedan. Est-ce à dire que ce mouvement fût d'avance condamné à l'insuccès, et qu'en s'y décidant, le maréchal de Mac-Mahon ait voué son armée à une destruction fatale ? Les dangers qu'il présentait étaient-ils do nature à en imposer le rejet sans discussion, ou bien son avortement déplorable tient-il à des causes indépendantes de sa conception mèm(>, causes qu'il eût été possible d'éviter? Ces questions si délicates ont déjà donné lieu à de nombreuses polémiques, presque toujours entachées de parti pris ou de passion, et dans lesquelles, entre la violence des pei'sonnalités et l'amertume des souvenirs, il est bien difficile de distinguer la vérité. Un temps viendra où, grâce à leur reculée historique, ces douloureux événements se montreront peut-être sous leur vrai jour; ils sont encore trop rapprochés de nous pour pouvoir être jugés avec sérénité. Nous voulons donc nous borner à exposer, avec tout le respect dû à d'illustres vaincus, les circonstances particulières au milieu desquelles ils se sont déroulés, et apporter ainsi à l'histoire des documents puisés aux sources sûres, mais exempts de toute appréciation qui puisse en dénaturer la portée ou la valeur.
Le plan primitif du général de Palikao, celui qui avait été communiqué dès le 20 août au maréchal de Mac-Mahon pouvait, dans ses grandes lignes, se résumer ainsi : — L'armée était partagée en trois groupes : la gauche (5° corps), sous le commandement du général de Failly; le centre (7° corps), |sous les ordres du général Douay ; la droite (l" et 12° corps), sous les ordres du général Ducrot. Partie du camp de Ghàlons le 21, elle devait atteindre successivement les lignes suivantes, fixées par le ministre lui-même dans les ordres expédiés le 19 :