La Guerre franco-allemande, page
7° corps d'armée : général de division Douay (3 divisions d'infanterie) : "25,000 fantassins, "2,400 cavaliers, 78 pièces, 18 mitrailleuses.
12° corps d'année : général de division Lebrun {S divisions d'infanterie) : 36,000 fantassins, 4, "200 cavaliers, 150 pièces, 18 mitrailleuses.
Réserve de cavalerie : 4,113 cavaliers, 14 pièces.
Réserve d'artillerie : 6 pièces (la majeure partie de la réserve était avec le i"2'' corps).
L'effectif total de cette armée se montait donc à 105,000 fantassins, 14,709 cavaliers, 393 pièces et 76 mitrailleuses, en chiffres ronds\ Nous verrons bientôt combien il était dépassé par les forces allemandes qui allaient lui être opposées.
Mouvements des armées allemandes du 17 au 25 août.
Devant Metz, le 19 août. — Constitution de l'armée de la Meuse. — La bataille de Saint-Privat, en consommant l'isolement de l'armée de Metz et en achevant de couper les communications du maréchal Bazaine, donnait aux opérations des armées allemandes un premier résultat d'une incontestable valeur. La principale force française, en se retirant sous les murs de Metz, « s'était momentanément enlevé toute faculté de coopérer directement à la défense du pays" » et se trouvait condamnée à livrer une nouvelle bataille pour s'ouvrir un passage que les Allemands étaient fermement disposés à lui disputer. Ceux-ci devaient donc, s'ils voulaient rendre fécond ce premier et important succès, laisser devant elle une force suffisante pour la tenir immobile; mais ils devaient aussi songer à la nouvelle armée qui se formait en arrière, et chercher à l'écraser à son tour.
Aussitôt donc qu'il fut suflisamment éclairé sur la portée de la victoire inespérée de la veille, c'est-à-dire le 19 dans la matinée, M. de Moltke s'occupa sans perdre de temps des nouvelles opérations à entamer, et adressa aux commandants d'armée, dès onze heures du malin, les instructions suivantes, qu'il faut citer dans leur entier :
« A la suite des succès de ces derniers jours, il est devenu à la fois nécessaire et possible de donner aux troupes le repos dont elles ont besoin et de faire arriver des renforts pour réparer les perles. Il importe aussi que, dans la continuation du mouvement sur Paris, les armées s'avancent à la môme hauteur, alin de pouvoir se mesurer en forces suftisantes avec les troupes de nouvelle formation en voie de concentration à Ghàlons.
« D'autre part, il faut encore prévoir le cas où l'ai-méc franraise rejetée sous Metz viendrait à tenter de se faire jour vers l'ouest. Six corps d'armée seront donc conservés sur la rive gauche de la Moselle, où, établis sur la ligne de hauteurs enlevées hier, ils pourront s'opposer à toute entreprise de celle nature. Un
1. Y compris des régiments de marche qui ne rejoignirent que les 27 et 28. Il est d'ailleurs impossible de donner de cet effectif une évaluation exacte, les documents précis faisant absolument défaut.