Voir pièce n
2. 5"^ et 6° divisions de cavalerie, division de la Garde, division de cavalerie saxonne.
3. La division wnrtemberj^eoise comptait 3 brigades d'infanterie, 1 brigade do cavalerie ci !• battoricà (voir pièce n" 2).
4. D'après rctat-niajor allciiiaiid. 11 osl à rcni:iri|ner ijiic les étais d'cIVocllfs ;illcniaiuls ne lienneni couipte que des seuls combattants, tandis que les nôtres comprennent tous les ralioiinaires (train, troupes d'administration, infirmiers, etc.). La dilïérencc des forces on présence est donc uii','oru plus cunsidorablo que ni' l'indique la simple CLUi](iaraisou des cliiffres donnés ci-dessus.
celui-ci était terminé et les forces allemandes, disposées suivant le nouveau plan d'opérations, se trouvaient prêtes à en entreprendre l'exécution.
Marche du Prince royaJ du IG au 22 août. — Pendant ([ue ces événements se passaient, la IIP armée, que nous avons laissée, le 1(> août, sur la Moselle ivoir livre II, chap. III), avait continué son mouvement vers la Marne, et dans la direction de Paris. Mais ses premiers mouvements s'exécutèrent un peu à l'aveuglette. Sa cavalerie, en effet, n'avait pas repris le contact. « On manquait encore d'indications précises sur le o° corps français, un se eroyai/ sculcineiit l'onde à admettre que sa retraite avait eu lieu vers le sud. D'autre part, toutes les nouvelles, tous les renseignements recueillis ne laissaient aucun doute sur la concentration de forces sérieuses à Chàlons. Enfin, en ce qui concernait les masses ennemies qui avaient repassé la Moselle devant la V° et la U° armée, on les supposait toujours en voie de poursuivre leur mouvement rétrograde vers ce pointV »
Par suite, le mouvement en avant ne pouvait être repris qu'en s'éclairant avec grand soin sur le front et l'aile gauche, et en essayant encore une fois de prendre la place de Toul, qui commandait une voie ferrée de la plus grande importance. Le Prince royal se décida donc à gagner la Marne, dans la partie comprise entre Saint-Dizier et Joinville, sur deux lignes, couvertes à une ou deux journées de marclu' par la 4° division de cavalerie, en avant, par la ^2" vers le l'ianc gauche. Le IP corps bavarois, le V" corps accompagné de la division wurtendjergeoise, enfin le XL corps formaient la première ligne; le I" bavarois et le \1° corps la seconde. « De cette manière, et avec le peu d'étendue du front embrassé par le mouvement (-20 à 2"2 kilomètres seulement), le commandant en chef comptait être sans cesse en mesure, si une rencontre se produisait, de concentrer ses forces m temps utile sur le point décisif ^ »
Le mouvement commença le 17. Il devait amener i)our le 20 les troupes de première ligne sur l'Ornain. « Les divers corps étaient invités à se nuiinlenir soigneusement reliés entre eux, à faire toujours liivouacpicr leui's avant-gardes et à établir le reste de leur monde dans des cantonnements aussi resserrés que f)Ossible. En cas de rencontre de l'adversaire, les avant-gardes avaient ordre de se borner à conserver une attitude purement défensive, de manière à ménager à l'armée le temps de se déployer '. »
Le soir de ce même jour, une patrouille de la A" division de cavalerie aperçut deux escadrons de chasseurs français, près d'Ancervillç (.") kil. à l'est de Saint- Dizier). Le IH au matin, ayant repris son exploration, elle reçut à Chevillon des coups de fusil, envoyés par une troupe d'infanterie qui se dirigeait vers ^'itryle-François, en marchant à l'est de la voie ferrée'. Cet incident éclairait d'un jour