A Eix et Haudiomont
de découverte, précédant d'une cinquantaine de kilomètres leur avant-garde, avaient Atteint cette ville; le 23, ils se portèrent à Chàlons, où ils apprirent le départ de l'arinée du maréchal; départ déjà connu d'ailleurs par M. de Moltke. Celui-ci écrivit aussitôt au général de Blumenthal, chef d'état-major de la IIP armée, pour l'inviter à chercher tous les renseignements possibles sur la direction prise par nous, et, le jour même, on fit franchir la Marne à la A° division de cavalerie, qui marcha par la rive gauche sur Chàlons, Vertus et Epernay, tandis que la cavalerie wurtembergeoise était chargée de patrouiller sur la rive droite, et que la '2" division de cavalerie se portait par Vassy sur Arcis-sur-Aube pour couper la voie ferrée entre Troyes et Méry-sur-Seine.
Pendant ce temps, le premier échelon de la IIP armée atteignait la ligne de la Saulx; seul, le IP corps bavarois était un peu en arrière, au nord-ouest de Lignyen-Barrois. Quant à la deuxième ligne, elle cantonnait à Gondrecourt {W corps) et Saint-Aubin (I" bavarois).
Ce même jour, le détachement envoyé à Toul par le IP corps bavarois tentait un nouveau coup de main contre la place. On espérait encore, malgré l'échec essuyé le 16 par le IV° corps, en venir à bout avec des pièces de campagne, et comme on était pressé, on ne crut pas devoir attendre l'arrivée de pièces de gros cali])re pour l'attaquer. Le Prince royal envoya donc l'artillerie de corps du VP corps, soutenue par trois bataillons, bombarder la place de la rive droite de la Moselle, tandis que les Bavarois l'investiraient de l'autre côté. Le général-lieutenant de Gordon, commandant la 11° division (VP corps), était chargé de diriger l'opération.
Parti le 22, dès l'aube, de Pagny-sur-Meuse, cet officier général arriva dans la soirée devant Toul et fit, pendant la nuit, construire des épaulements de batteries sur les hauteurs situées au nord-est de Chaudeney '. Puis, le 23. à huit heures trois quarts du matin, après avoir fait inutilement sommer la garnison de se rendre, il ordonna de commencer le feu. Bientôt un incendie se déclara dans la ville, et, vers midi, le général de Gordon envoya un sec(md parlementaire. « Après quatre heures de négociations, ce dernier revient à son tour, porteur d'un refus. Les Français avaient habilement profité de ce répit pourréparer leurs ouvrages, et quand les batteries allemandes reprennent leur feu, ils leur répondent aussi vigoureusement ([ue dans la matinée ^ »
Le général de Gordon comprit qne tous ses efforts pour réduire la courageuse petite garnison n'aboutiraient qu'à une perte de temps et d'hommes, et donna, à six heures et demie du soir, l'ordre de cesser le feu. Le lendemain, toutes les troupes jusque-là employées devant Toul se mettaient en route pour rejoindre leurs corps respectifs, en ne laissant devant la place qu'un régiment d'infanlerie, nu escadron et une batterie, tous bavarois. Cette petite force devait attendre l'arrivée de 3 bataillons de landwehr et de 35 pièces de place françaises, cnpiurOes ù Mursnl, avec les(piclles on comptait repi'cndre le bondiardcment de l;i ville.