Prince Bibesco, loc. cit., page
2. Lu britjade Lapassct ayant emmené avec elle, ;'i Metz, le 3" lanciers, il no restait à la division Brahaut que 3 régiments (5° hussard.s, 12" chasseurs et 5" lanciers). Comme, d'autre part, ce dernier régiment avait été affecté au service des divisions d'inlanterie, le général Braiiaut ne disposait, à Buzancy, que de 2 régiments.
naître en avant. Ces deux régiments se formèrent en masse, tout contre Buzancy, et le 4° escadron du 12° chasseurs, dépassant la ville, se porta sur une hauteur, au sud-est de Buzancy, avec des patrouilles dans les deux directions de Sivry et de Bayonville.
Mais, vers dix heures du matin, le général de Bernis, trouvant cet escadron trop en l'air, lui envoya l'ordre de se rapprocher, et dirigea de son côté un autre escadron (le S') comme soutien. Tout à coup, comme le 4° escadron recevait l'estafette du général de Bernis, un peloton ennemi apparut au sud, suivi par un escadron tout entier. C'était le 18" uhlans, avant-garde de la '24° brigade (saxonne), laquelle exécutait une reconnaissance vers Buzancy. Les Saxons fondirent sur nos pelotons d'avant-postes, les bousculèrent et les rejetèrent sur Buzancy. Mais à ce moment apparaissait, au nord de la ville, le S" escadron; sous la protection de deux pelotons du A' qui faisaient feu, au bord de la route, celui-ci se lança à la charge, aborda l'ennemi et le rejeta jusqu'en haut de la côte de Sivry. Là, nos cavaliers se heurtèrent aux trois autres escadrons du 18' uhlans, qui les refoulèrent à leur tour. Ils revinrent donc, assez en désordre, jusqu'à Buzancy où ils trouvèrent le 5" escadron de leur régiment; grâce à ce renfort, ils repartirent à la charge, ramenant vigoureusement les uhlans saxons. Il était assez difficile de prévoir qui des deux adversaires aurait détînitivement le dessus, quand la 24° brigade de cavalerie saxonne, arrivée à Sivry, se déploya brusquement, et démasqua une batterie à cheval, dont les obus forcèrent nos escadrons à la retraite. Nous avions perdu une dizaine d'hommes, et laissé aux mains de l'ennemi 12 hommes avec le lieutenant-colonel de Laporte, couvert de blessures. Quant aux Saxons, ils comptaient 32 hommes hors de combat (dont deux capitaines blessés et un enseigne porte-épée tué), 27 chevaux tués et 10 prisonniers.
Le général Brahaut, ayant reçu avis, sur ces entrefaites, du contre-ordre concernant le 5^ corps, replia les deux régiments, par échelons, jusqu'à Aulhe, pendant que le corps d'armée se retirait, sans être inquiété autrement, sur Châtillon et BrieuUes.
Cet engagement, sans importance par lui-même, prouvait, avec les escarmouches de la veille, que l'ennemi n'était plus loin. Il confirmait donc les nouvelles parvenues au quartier général, et indiquait l'urgence de se dérober. Nous avons vu que, quelques heures plus tard, le marécluil prenait ce dernit'r parti; dans l'après-midi il informait de sa détermination le ministre de la guerre et le maréchal Bazaine par les deux dépêches que voici :