‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 42 sur 262 · Voir jiiece H · texte numérisé non relu

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« La France entière vous suit de ses vœux ardents, et l'univers a les yeux sur vous. De nos succès dépend le sort de la liberté et de la civilisation.

« Soldats, que chacun fasse son devoir, et le Dieu des armées sera avec nous !

« Au quartier impérial de Met/., le -2S juillet 1S70.

« Signé : Napoléon. »

Le ton un peu triste de ce document, où perçaient des préoccupations involontaires, IVappa les officiers et les soldats. Quel contraste avec la proclamation adressée le I^ mai 1859 à l'armée d'Italie, appel éclatant à la victoire, et tout rayonnant de confiance et d'espoir'! Quel contraste aussi avec l'assurance du roi Guillaume, tranquillisé déjà par la vue de ses innombrables soldats! Personne encore ne pensait en France qu'il s'agît de défendre le sol de la patrie : l'armée se croyait invincible. Elle fut tout à coup gagnée, elle aussi, par les pressentiments que le souverain lui-même ne parvenait pas à maîtriser et à taire, et pour la première fois elle douta.

1. '. Dans la bataille, disait rEinpei'cui', ilemeui-ez compacts, et n'aliaiidonnez pas vos raiijrs

pour courir en avant. Défiez-vous d'un trop grand élan ; c'est la seule chose cjue je redoute. "

« Les nouvelles armes de précision ne sont dangereuses que de loin : elles n'empéciienl pas la baïonnette d'être, comme autrefois, l'arme terrible de l'infanterie française.... »

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