Ibid
.'t. I,o Ij.itaillon Liaud, fml de .523 homiiios, avait |i<'i(lu .'i (il'fifiors ot 52 snldats. Los AlIcMiiaiids liront donc lOS pi'isoiiiiieis.
COMBAT DE WISSEMBOIRC. 149
Libres de ce côté, les Allemands ]ioiivaieiil maintenant tourner leurs elTorts vers le Geissberg.
Prise d'un canon français. — Là se déroulait depuis quelques benres un drame plus émouvant encore. Deux batteries, dont une de mitrailleuses, et un liataillon du 50°, envoyé pour les soutenir, contenaient à (mix tout seuls l'effort de la 41" lirigade prussienne, et ripostaient avec une énergie suibumaine au feu d'enfer déebaîné par fouterartillerieallemande.La batterie de mitrailleuses, presqueentièrcment démontée, ayant perdu un caisson dont l'explosion avait frappé à mort le général Douay, venait, vers midi et demi, d'être retirée du condial. La batterie Didier, postée au sud de la gare, était à moitié démolie, et ce qu'il en restait, soumis aux feux convergents de l'ennemi, ne pouvait i)lus tenir. L'onli'e de battre en retraite lui par\int au moment où le brave chef de bataillon Doutrny, eonnnandanl le bataillon de soutien du ôO", tombait mortellement atteint; elle amena alors ses avant-trains, et remonta au galop les pentes nord du Geissberg, pour gagner le chàleau, eu laissant sur le terrain ime pièce qu'elle ne pouvait jikis atteler. Aussitôt, trois compagnies allemandes se piécipitenl pour s'emparer de ce trophée ; mais elles sont arrêtées net par les feux de salve d'une section du 50°, qui fait tête et les crible de projectiles, tandis (|ue s'avance un attelage de 6 chevaux envoyé du (îeissberg. Découteiiancés et buieux, les Allemands dirigent sur le flanc de la petite troupi' mi feu meurtrier (|iii la deeime. Bientôt elle n'est pbis en force pour résister : les chasseurs prussiens s'élancent à nouveau, la pièce est prise, et l'ennemi la garde en dépit îles efforts désespéiés ([ue tente pour la reprendre la poignée héroïque des survivants.
Admirable défense du Geissberg par 4 batail/ous des 5(f el 74" de Ji(/ne. — Tout ce qui reste de la division Douay a inaintenant regagné h^ Geissberg. Le général Pelle entraîne hors <lu champ de bataille, sur la route du Digeonnier, le régiment de tirailleurs décimé, et donne l'ordre au général de Moiitiuarie do le suivre. Hélas! il est trop tai'd 1 Les niasses eimenues sont devemies tellement eonqiaeles (|ue la retraite ne peut plus s'exécuter en bon ordre, et nos s(jidats ne veuleiU pas de la déroute. Ils vont donc tf)mber là, prcs(iue jusipi'au dernier, et soutenir une des plu glorieuses défenses d(uit notre histoire militaire fasse mention.
Les V° et XL corps allemands étaient en effet (lé|)loyi's tout entiers sur le cbauq» de bataille. Donnant la main au H" corps bavarois, entre dans \\ is.sendiourg, ils s'étendaient depuis la Lauter Jusqu'auprès du village de llicdseltz, menaraid ainsi de front, de flanc et presque par derrière les défenseurs du Geissberg. Or, ceux-ci étaient réduits à 2 bataillons du 50'' el "2 bataillons du 74", en tout -2,-2(l(l hommes et 2 batteries diminuées de moitié (la cavalerie de Septeiiil, jugée inutile en raison des formes accidentées du terrain, avait été envoyée en arrière, vers Riedseltz); c'est contre cette poignet' d'bommes rjue se lancèrent tout à coup jurs de 20,()(K> Prussiens !
An noi'd, le régiment des grenadiers du roi et la maji'ure paitie de la !)" division abordent les pentes, entre la station et Gutleitbof. .\ r<-st, la 41" bri.uade (XT <-orps)
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traverse le chemin de ter, occupe (îutleitliof et monte à fassaul de la hauteur, ayant derrière elle la 42' brigade qui la déborde dans la direction de Riedsellz. De notre côté, le 1" bataillon du 50% sous les ordres du lieutenant-colonel de la Tour-d'Auvergne, occupe le versant est du mamelon, et est posté dans une houhlonnière située à 150 mètres du château. Les 3" bataillons du 50' et du 74'' sont embusqués dans les jardins du Schafhusch ; enfin le il" balailjon du 74", placé en réserve, est disponible.
Le r' lialaillon du 50'', dirigeant un l'eu nourri sur les assaillants, i)ar\i('iil [oui d'abord à les arrêter un instant : mais bientôt débordé de toutes parts, et obéissant d'ailleurs aux ordres du général de Montmarie, il se replie sur le château, où vient le rejoindre le 1" bataillon du 74^ Pendant ce temps, les défenseurs du tichafbusch, vivement attaqués par la 42" brigade qui a réussi à déboucher du sud, sont obligés de reculer. Une partie se barricade dans les bâtiments de la ferme, l'autre parvient à gagner le château.
Celui-ci est attaqué à son tour jiar Test. Ti'ois compagnies du régiment des grenadiers du roi, entraînées par le majoi' de Kaisenberg, s'élancent et essayent de l'enlever. Mais une fusillade « terrible et bien dirigée, exécutée à petite portée par les Français " », leur inflige des pertes effroyables. Presque tous les officiers tombent, et deux porte-drapeaux sont mis successivement hors de combat. « Le major de Kaisenberg saisit les débris de la hampe et continue sa marche, quand trois balles viennent, en même temps, le frapper à mort. Le lieutenant Siamon subit le même .sort au moment où il relève le drapeau, qui passe alors aux mains d'un sous-officier... Presque tous les officiers des trois compagnies sont hors de combat, mais ni cette troupe, ni les b' et S" compagnies qui, sous les ordres du major Schaumann, cherchaient à tourner la position, ni les autres fractions engagées ne pai'vienneul à s'emparer des bâtiments, à l'abri de tout assaut ". »
Prise du Geissbei'g. — En vain ([uelques fantassins résolus oui pu s'iiiii'oduirc» dans la cour parla porte sud; fusillés presque à bout portani cl de liaul en lias, ils sont obligés de chercher un abri et tentent, sans succès, d'enfoncer les ciéneaux. ¥a\ vain une compagnie va-t-elle se poster sur une petiti; éminence, à l'ouest, ]M)ur faire de là des feux plongeants. Hien ne parvient à réduire rindom[ilalil(' courage des nôtres, ([ni luttent avec l'énergie du désespoir, nuilgré une blessure grave reçue par leur vaillant chef, le commandant Cécile, du 71". ■ Le général de Kirchbach, coiumaiiilanl le \' coi'ps, est alleini d'une halle au cou qui l'olilige à reiuellre le coinluajideuieul au géuéral-lieulenaul de SchmidI ; loule la l(''le de colonne euueiiue es! Iioi's de (■(uuhal, et les Prussiens \oul èli'e hu'cés de reiioueer à la lulle, (|uaii(l, euliii, leur artillerie arrive à la rescousse, 'l'i'ois batteries, auienees a\('e une pi'iue iiiei'oyajile el des |)ertes énormes à ÔOO luèlres du château ■', lii'eii! eu breclie sur ses uiui'uilles. (Juali'e autres batteries, pi'olilaiil de ce (pi'on a pu déloger, en se uiellaul dix eouli'e