‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 54 sur 262 · Rplatian alli-i,ianili\ page V · texte numérisé non relu

Rplatian alli-i,ianili\ page V

3. Le tciTaiii, ai'cidcnic cl dd rciiiiM- \\;\v la iiiiiic, ne [n'iuicllait pas de iirciidn" !<• trot.

CU.MHAT DE W ISSE.MHOl |{(; 151

1111, les ([lU'liiiii's hdiniiu's ([uc nous avions aux Tmis Pciip/Icrs, s'y rlalilisscnl i>t lancent sur le château uiu' iiluic d'ohus. La posilion n'est plus Icnalilc; dans ces deux heures de lutte héroKiue, nos soldais onl é[)uisé leurs munitions, et ne peuvent plus espérer de secours de personne. Jui^cant que riionneur est sauf et ([iie toute résistance est désormais impossible, ils mettent lias les armes et se rendent à discrétiim. Ils restaient "200 de 1,200 ({u'ils étaient le matin et avaient tenu en échec deux divisions [U'ussiennes !

Prise du Sclmfhusch. — Il éhiil deux licnres environ. ()l)éissaiit aux (U'dres du général de Monlmarie, que le maréchal de Mac-Mahon, arrivé au col du Pigeonnier, venait de mander auprès de lui, nos trois batteries, aux trois (piarls démontées, se dirigeaient sur Kleeburg, tandis ([ue les débris du l"' tirailleurs mareliaient sur Hoth. dépendant les quelques hommes barricadés dans la ferme de Sehafbuseh tenaient encore : les grenadiers du roi se portèrent contre eux; du château du (leissberg. Mais nue bisillade nourrie les arrêta net. Prniitaiit de ce moment de ré|)it, les lieutenantscolonels de la Tour-d'Auvergne et P)audoin, i[iii commandaientau Sehafbuseh, formèrent deux colonnes avec ce ipii leur restait d'hommes, et se dirigèrent, à tout hasard, vers le bois de Bubeneich, s'arrètant de temps en temps pour saluer d'uiu' volée de coups de fusil les 'quelques pelotons qui s'étaient, sans grande conviction d'ailleurs, lancés à leur poursuite et qu'appuyaient les feux éloignés d'une batterie jilacée au Geissberg. Bientôt la petite troupe disparut, tandis que l'ennemi pénétrait dans la ferme, où ne restaient plus, avec des monceaux de morts et de mourants, que (piel({iies hommes oubliés là, et parmi eux une douzaine tV' réservistes arrivés le malin même à leur corps.

Jlrlriu'/c (le hidivislon Douiiy. — Klle n'avait re(:ii aucune instruction touchant la direction à suivre : le général de Monlinarie n'était ])as la, cl |)ersonne ne connaissait les intentions du commandement. Les lieutenants-colonels de la Toiir-d'Anvergne et Baudoin, livrés à leur pro[)re inspiration, se dirigèrent par Soullz sui- Haguenau, où ils arrivèrent à la nuit close, apivs une niarche de .iO kiloiuètivs qui succédait à six heures de ciuulial acharné '.

Le soir également, le général Pelle, le I" tirailleurs, la brigade de Sepleuil cl les rj batteries atteiguaieiil le cul de PfalTenschlieli. Le régiiiieiil de tirailleurs était de |(]ule la division le seul (pii u'eùl pas [lerdu ses tentes et ses sacs.

Pendant cette mortelle joui'uée, ipi'avaieiit fait les troupes voisines:' Dès le matin, comme on l'a vu, le 7S" s'était porté à Cliiubach, où il avait rejoint le ixr; au bruit du canon, le colonel de Franchessiii lil piviidiv les aruies ;'i ce dernier régiment, mais, n'ayant pas d'ordres, crut devoir rc>ler sur place, (Juaul au général l)ucro|, il avait aussi mis en alerli^ le l.-r balaillon de cliasseuis et le IS'de ligue campes a Lciiibacli, pirsci'il a tout siui monde de se porler au c(d du l'igeounier, et s'était rendu de sa pei'sonne a ce dernier pi.iul. .\i'ri\é la, au lieu de

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