‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 55 sur 262 · Wissoiilioiiry, pMgo ;i · texte numérisé non relu

Wissoiilioiiry, pMgo ;i

hâter la marche de ses troupes et de les jeter, coûte que coûte, sur le champ de bataille où 0,000 braves soutenaient si vaillamment une lutte absolument disproportionnée, il s'était arrêté, pour se liorner à recueillir les débris de la malheureuse division Douay, et à occuper, jx'ndant la nuit, les passages des Vosges.

Le maréchal, lui aussi, était arrivé vers une heure au col du Pigeonnier, où il ne donna d'ailleurs aucune instruction nouvelle. Témoin de la défaite de la "i" division, il jugea <iu"en [lersistant dans la dissémination de ses forces, il marchait à un nouveau désastre, et choisit la fameuse position de WomIIi pour s'y concentrer. Ij se rendit donc le soir même à Reichshoffen, duii il envoya ses ordres de mouvement: puis, il adressa à l'Empereur un compte rendu officiel du combat (jui venait de finir, et demanda des renforts, afin, disait-il, de pouvoir rupvendre l' offensive. Deux jours après, la note suivante paraissait au Joi/rmil officiel : « Trois régiments de la division du .général Douay et une brigade de cavalerie légère ont été attaipiés, à Wissembourg, par des forces très considérables massées dans les bois ([ui Ixirdent la Lauter. Ces troupes ont résisté pendant plusieurs heures aux attaciues de l'ennemi, puis se sont repliées sur le col du Pigeonnier qui commande la ligne de Bitche. Le général Douay (Abel) a été tué. Un de nos canons, dont les chevaux avaient été tués et l'affût ])risé, est tombé au pouvoir de l'ennemi. Le maréchal de Mac-Mahon concentre sur les lieux les forces placées sous son commandement' ».

De son côté, le Prince royal expédiait, le soir du 4 août, le (élégramme que voici à son père, encore à Mayence :

« Brillante, mais sanglante victoire remportée sous mes yeux ; enlèvement de Wissembourg et du Geissberg, situé en arrière, par des régiments du V° et du Xr cnrjis jjrussien et du 11° corps Itavarois. Division française Douay mise en déroute, abandonnant ses tentes. Général Douay tué. Plus de 500 jirisonniers non blessés et un canon entre nos mains. De notre côté, le généial de Kirchbach légèrement blessé. Fortes perles au régiment des grenadiers du r(ù et au ôS".

« Signé : F'kéuékig-Glillal'me, « Prince royal. «

(les niiuvelles, (|ui, comme le ilil la lielntioii nllcuiuinle, a tircul |ialpiter d'espéraiicc l'Alleniague tout entièic - )<, euicut au contraire eu France un douloureux retentissement. P]lles dessillaient liop lard les yeux des plus incrédules, et niontraienl cmiibien on s'était leiiri'é sur nos chances de succès, ainsi que sur la formidable ]missance numéri(|ue des .Mlemands. La cavalerie française n'avait rien su découvrir; les renseignements faisaient défaut sur les mouvements de l'adversaire. « Tout maïKpiait : les soldais, les ai)[iidvisi()nnemenls, les nnuiilions, et pas un grand capilaine ne se levait |)our suppléei' à tout ci; (pii inampiail \ »

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