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BATAILLE DE FROESCII WILLHH 159
devoir de rester maître de I^itche où il s'attendait à être attaqué d'un moment à l'autre, et aussi d'attendre l'arrivée de la division de l'Aliadie et de Farlillerie de réserve qu'il ne pouvait abandonner. Il prit donc ses mesures en conséquence, en ne conservant en position que le strict nécessaire, une division, la 1". Il envoya l'autre, la 3°, au maréchal. La 2°, (de l'Abadie) était encore répartie entre Sarreguemines et Rohrbach. Le général crut donc avoir agi pour le mieux, et s'être scrupuleusement conformé à ce que lui dictaient les circonstances, qu'il pouvait seul apprécier à ce moment. Car, d'un rùlé, il venait eu aide au uiaréehiil aillant (pi'il le pouvait, et de l'autre il sauvegardait l'existence de ses propres ti'oupes. Si, du reste, il n'envoyait pas, par impossibilité, au maréchal tout ce; qu'il avait en ce moment sous la main, la dépêche télégraphi(pie qu'il venait de reeevoii' de lui, à ,"> h. 1-2 du matin, ne devait pas lui faire supposer que le maréchal eût ini besoin inunédiat de (ont le 5'' corps. Cette croyance fut encore confirmée dans la jouiuée par la lellic du maréchal, écrite à la même heure, mais qui, aj)portée par le coniuinudaul du génie Moll, n'arriva à Bitche que vers 3 heures de l'après-midi '. »
Lo 5" corps ne se rend pas à l'appel du marécluil. — De lail, le W (MU'ps ne pai-ut point sur le champ de bataille de Frœschwiller ; la division Ciuyol de Lespart arriva seulement pour protéger la retraite, en sorte que le maréchal de Mac-Mahon, (pii espérait avoir dans la main trois corps d'armée, se trouva réduit à ses pi'opiTs forces, augmentées d'une division du 7" corps ((louseil-Dumesnil). Le général de Failly, violemment pris à partie par certains historiens de la guerre, a été quel([ue temps rendu responsable, pour sa part, de cette situation criticpie ; l'opinion publique, égarée par la déplorable affaire de lienuinoul, sui-veuue moins d'un mois après, et due, cette fois, à son incurie, s'esl luoulivc parliculirreineut sévère à son égard. Les documents que nous venons de ciler |ii-ou\ciil (|u'elle a èlè iujusle et que l'isolement funeste où a été laissé, le (1 aoùl, le 1"' corps, tient à d'autres causes, l'ne direction hésitante, un commandement double, s'exereant à la fois de M(>lz el de Reichshoffen, une ignorance générale et absolue des moiivemeids île l'einiemi, voilà qui suffit à expliquer l'incertitude d(!S manœuvres, la mulli|)lieilé tles ordres et l'obscurité des vues. Si la cavalerie, au lieu de se traînei' à la (|ueue des colonnes, avait liardiiucnl cxpiori' le pays, à une ou deux Journées de inarclie <'ii a\anl île la froulière, ht force et la direction de l'ennemi eussent cessé d'être un secret impènètralde, et les dispositions des troupes, au lieu d'être prises à l'aveugle, seraient devenues lai.sonnées. Si, d'autre part, le maréchal de Mac-Mahon avait commandé effectivement l'armée d'Alsace, au lieu d'en être seulement le ciief temporaire et dépendant-,