‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 65 sur 262 · Ibid., p. 231 et · texte numérisé non relu

Ibid., p. 231 et

4. Quand il envoya cet ordre, le Prince royal ignorait encore que le II' corps bavarois se trouvJrt sérieusement engagé à Langensnlzbacli. Conununiquôos par erreur, vers 9 \\. 1/2, au général do Hartmann, ses proscriptions avaient ou pour résultat d'exposer le V" corps encore davantage, on ramonant en arrière lo II» corps bavarois.

Eepiise de l'offensive allemande. — La 10° division, prenant la tète du mouvement, marche donc contre le 2° zouaves et le 30° de ligne, qui, déjà épuisés par la lutte qu'ils soutenaient depuis plus de deux heures, se replient, démasquant le Q" tirailleurs, le 48' et le 78% postés sur la hauteur. L'offensive ennemie est encore une fois brisée, grâce à la vigueur de ces braves régiments, et les colonnes prussiennes, décimées par une fusillade meurtrière, sont obligées de s'arrêter.

Cependant le général de Hartmann, fidèle à ses promesses, renvoyait au feu tout ce qu'il pouvait de son corps d'armée : ce n'était point chose facile, car « une partie de l'infanterie, ramenée en désordre du combat de Langensulzbach, s'était ralliée derrière ce village, au sud duquel le reste combattait encore, afin de couvrir la retraite. L'épuisement de la plupart des hommes et la grande consommation des munitions exigeaient un moment de répit, de sorte que l'on ne disposait, pour les faire avancer tout d'abord, que des troupes qui avaient le moins donné dans l'engagement du matin '. »

Le général de Hartmann prend donc ce qu'il a sous la main, deux bataillons et quelques pelotons, et les lance contre les bois de Frœschwiller : mais il ne peut en dépasser la lisière, et son attaque « échoue devant la ténacité avec laquelle l'ennemi défend sa position" ». Réfléchissant alors que Neehwiller n'est presque pas occupé, il dirige sur ce point, à travers la forêt de Langensulzbach, un bataillon de chasseurs, une batterie et un escadron ; il n'est pas plus heureux. Le feu de nos chassepots interdit formellement à cette colonne de déborder sur le plateau, et, après une fusillade d'une demi-heure, elle est forcée de battre an retraite, « harcelée par des tirailleurs français qui la suivent sous bois jusque dans le voisinage de Langensulzbach*^ » .

Il était déjà une heure de l'après-midi, et les Allemands n'avaient fait encore aucun progrès nouveau : possesseurs depuis le matin des hauteurs de la rive gauche, occupées d'ailleurs sans combat, ils avaient, à plusieurs reprises, tenté de déboucher sur la rive droite, et, malgré le secours de leur puissante artillerie, ils avaient échoué partout. La bravoure de nos soldats suffisait pour les contenir, tant que se maintenait à peu près la parité du nombre. Cette situation allait malheureusement être profondément modifiée par l'apparition successive de tous les éléments de la III" armée, et la bataille cliangiir rapidement de physionomie.

Arrivée du Prince royaJ. — Le Prince royal, enfin convaincu de la gravité de l'affaire, venait en effet d'arriver sur la hauteur de Wœrth, et de prendre en personne la direction de la bataille. Ace moment, les différents corps de son armée occupaient les positions suivantes : 11° corps bavarois, derrière I..angensulzbach; V° corps, le long de la Sauer, entre Gœrsdorf et Gunstett ; Xi° corps, à Cunstett ou près d'y arriver. En arrière, le l" corps bavarois arrivait à Gœrsdorf; la division wurtembergeoise avait une brigade encore à Sui'bourg, l'aulrc à Hirlschlack ; la division badoise était à Hohwiller, et la 4° division de cavalerie toujours

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