‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 70 sur 262 · Relation alleinaïuic, |iage · texte numérisé non relu

Relation alleinaïuic, |iage

BATAILLE DE FROESCIIWILLER 179

mîtes, au llut ilébunlanl (U's assaillants... (IràcL' au dévouenu'ul de culte poignée de liraves, ce qui reste de Tarlillerie peut amener des avant-trains et dégager ses pièces compromises. Mais l'ennemi est trop nombreux ; il faut reculer encore... Nos régiments, confondus et décimés, rétrogradent jusqu'à Schirlenheim.

Héroïque combat du 3° zouaves dans le Niederwald. — Sur ces culrerailes, par une de ces chances fatales qui se présentent si souvent à la gULMit', le 2' zouaves, i[ui tient encore dans le Niederwald, n'a pas reçu l'ordre de se retirer. Repoussé de la lisière du bois, il se groupe dans les taillis et soutient contre l'ennemi une lutte acharnée, ^hus la retraite des autres régiments de la division j)ermet aux Prussiens de déborder son aile droite ; le colonel Bocher s'aperçoit qu'il est complètement tourné, et qu'un moment à peine lui reste pour échapper à la nécessité de mettre bas les armes. Aussitôt, il rorme le régiment en échelons, et dirigeant la relraite avec une habileté et un sang-froid consommés, réussit à s'échapper de cet enfer avec la majeure partie de ses hommes. Seuls, quelques officiers ou soldats n'ont pu le rejoindre. Restés en face de milliers d'ennemis, ils font feu jusqu'à l'épuisemeui complet des munitions et des forces et succombent jusqu'au dernier !...

« Le â° zouaves comptait 40 officiers sur (i5 et 1,584 hommes sur -2,100, tués ou blessés. Dans ce nombre, on retrouva, plus tard, 300 prisonniers. Il avait donc perdu à Frœschwiller près des deux tiers de ses officiers et 50 pour cent de son effectif. Le combat du 3" zouaves dans le Niederwald restera dans les souvenirs de notre armée comme un fait de guerre digne d'être cité et honoré'. »

Il était environ deux heures et demie. La droite française, qui lullait ilepuis huit heures du matin avec une vaillance admirable, était enfoncée par des forces dix fois supérieures appuyées d'une formidable artillerie. L'ennemi avait pris pied sur les hauteurs, et possédait des points d'appui précieux, surtout le Niederwald, qui permettaient à ses masses d'attaquer le flanc et le derrière de notre centre. Tout espoir de vaincre s'évanouissait pour nous, et personne cependant ne songeait à la retraite. Au contrairt-, sur le front des divisions Raoult et Gonseil-Dumesnil, la lutte avait pris depuis deux heures une intensité dramatique, et nos régiments, en s'acharnant contre la défaite, poussaient le dévouement et le courage jusqu'aux plus hautes limites qu'ils aient jamais atteintes.

Attaque du centre de la Uqne française. — Vers une heure et demie, en effet, les I"et ir corps bavarois étaient entrés en ligne. Le général von der Thann, franchissant la Sauer en face de Gœrsdorf, avait lancé ses tirailleurs vm\[\v le bois de Frœschwiller, tandis que le général de Hartmann essayait de déboucher à nouveau de la forêt de Langensulzbach. A ce dernier, le général Ducrot opposait le 1" zouaves, qui réussit à le conleuir. Mais les troupes de la division l'.aoull, épuisées par le nule combat qu'elles soutenaient depuis le matin, et n'ayant plus aucune réserve, faiblissaient devant l'assaut du II" corps bavarois, et leur chef se vit bientôt forcé

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