Opérations et marc/ies duh'= cor.pn, pa^e i
distance de 170 kilomètres, 2^2,000 hommes, 3,500 chevaux et 500 pièces ou voitures. En scindant très habilement les unités de transport, et en employant à la fois toutes les voies disponibles, la Compagnie vint à bout de cette tâche difficile. Du 14 au 17, le corps du maréchal, sauf toutefois la cavalerie et l'artillerie' qui marchèrent par étapes, fut porté à destination, et quand les Allemands se présentèrent à Neufchâteau pour couper la voie, il y avait vingt-quatre heures que le dernier train était parti-. Pendant le trajet, la protection de la voie était assurée par le "20° de ligne (du 12" corps alors en formation) qui fut expédié du camp de tlhàlons, et dont les deux premiers bataillons gardèrent la gare de Blesme, tandis que le S' était échelonné sur la voie, do Blesme à Ghaumont.
Arrivée du 5' corps. — Le 5° corps, de son côté, atteignit cette ville le 16 ; là, on apprit que la cavalerie ennemie se montrait de tous côtés, précédant le gros des forces du Prince royal, et le général de Failly jugea avec raison que le 20° de ligne était insuffisant désormais pour protéger la voie ferrée dont il allait se servir à son tour. D'ailleurs une dépêche venait d'annoncer au général que des uhlans menaçaient la gare de Blesme et lui donnait l'ordre de couvrir celle-ci. Les hommes étaient harassés, car la marche s'était effectuée par une chaleur accablante : privés de campement, ils ne pouvaient faire cuire la soupe, et la faim se joignait à la fatigue pour les terrasser. Cependant il n'y avait pas de temps à perdre. A une heure du matin, la brigade Nicolas rompit ses faisceaux, formés sur les boulevards de la ville, et monta en chemin de fer pour gagner Blesme. La brigade Saurin gagna à son tour Saint-Dizier, avec l'état-major de la division, et échelonna des détachements sur la voie, entre Blesme et Saint-Dizier, tandis que la cavalerie du général Brahaut s'égrenait aussi le long du chemin de fer. Enfin, le 18, la brigade de Septeuil, envoyée à Vitry par le maréchal, concourut à son tour à ce service de sûreté, et le 20" de ligne rentra au camp de Chàlons.
Le général de Faiily attendait donc, dans cette situation, de nouvelles instructions, quand, le 17, il reçut l'ordre du maréchal de Mac Malion de se rendre à Chàlons par ^'itry-le-^'rançois. Il embarqua aussitôt son corps d'armée, ne laissant à Chaumont que le général de l'Abadie d'Aydren avec la brigade Maussion, comme arrière-garde. Le 19, cette brigade partait à son tour, ralliant à chaque station les détachements chargés de garder la voie', et le général de Failly se transportait, de sa personne, au camp de Chàlons, oii il arrivait, le 20, auprès du maréchal et de l'Empereur.
Mais, sur ces entrefaites, l'ennemi était apparu tout près de nos troupes. Le 19 au soir, il occupait Saint-Dizier; des groupes importants de cavalerie se montraient aux environs de Saint-Mihiel, et une arnu'-e entière était signalée à liayon.
1. La (•olnriiie foi-inre i)ar ces deux armos . arriva lo ].■> JÏ .Saiiit-lJi/icr. De l.-'i, oUo se purta sur Vassy, le 1(1, parce (|ue lo bruit courait que Blesme était (irc'u|ie par renuenii. Heparlie le 17 dans la direction primitive, elle arriva au camp le 19.