‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 99 sur 262 · La Guerre Jraiico-alleiiKtnilc, payeSlU · texte numérisé non relu

La Guerre Jraiico-alleiiKtnilc, payeSlU

2. Uiio de ces halleries, la 4° légcpc du l" cori)S, arrivait do Kœnii/iibcr;/ on cliemiii de for, et devait débarquer à Neurikircheu. A la nouvelle de la bataille de Spicheren, son capitaine prit sur lui

saires pour tenter un suprême et dernier effort. L'artillerie allemande, forte de dix batteries (dont deux étaient déjà, nous l'avons vu, installées sur le plateau), vient prendre position sur la hauteur du Folster-Hohe, qui émerge de la plaine entre le Rotherberg et le bois de Stiring, écrasant de son feu à la fois les pièces de la division Vergé postées à Stiring et celles de la division Laveaucoupet, placées sur le Forbacherberg, et permet à l'infanterie de gravir les pentes du Spicherenwald. Une première tentative est repoussée, grâce à l'arrivée sur le plateau de deux bataillons du S" (le ligne que le général Bataille, se sentant un peu dégagé, a envoyés à son camarade de Laveaucoupet, pour combler le vide produit par le départ du 67'. A la faveur de ce petit succès, le général de Laveaucoupet tente même, vers sept heures et demie du soir, un relmir offensif qui, exécuté vigoureusement, met un instant l'ennemi en déroute. Après une action fort meurtrière, les contingents pru.ssiens postés dans le Gifert-AVald se voient contraints de céder encore une fois à la violence du choc, de sorte que, à la tombée de la nuit, les Français se trouvent maîtres, pendant quelques instants, du versant sud de ce bois '. »

Relvaile de lu division Laveaucoupet. — Mais la supériorité numérique de l'assaillant, les renforts incessants qu'il reçoit et la puissance de son artillerie finissent par triompher de ropiniàlreté de nos soldats. De nouveaux bataillons se glissent dans le long ravin qui moule de la Baraque Mouton au Forbacherberg; le Spicherenwald est abordé sur tous les points ; nos soldats exténués sont pris en flanc et à revers et soumis à un feu épouvantable auquel ils ne pcnivent presque plus répondre, faute de munitions; aussi bien la nuit est venue, et aucun secours ne peut plus leur parvenir. Vaincus enfin dans cette lutte de géants, furieux de leur impuissance, la rage au cœur, ils reculent une seconde fois, et viennent se placer sur le Forbacherberg, protégés par les batteries divisionnaires et de réserve qui, du Pfaffenberg, font feu de leurs dernières gargousses. Là, ces lu'avcs tiennent encore jusqu'à ce qu'ils soient tournés complètement; c'est seulement alors que, pdur ne pas être pris, ils se résignent à battre définitivement en retraite... Quant aux deux !)ataillons du K" de ligne, don! les débris sont encore dans le Spicherenwald, ils emploient ce ({ui leur reste de cartouches à démolir deux escadrons de dragons (pii, vers neuf heures du soir, ont débouehé sur le plateau, et n'abandonnent la partie (|u'à la nuit close, après avoir vu tiunher grièvenu'id blessé leur chef, le lieutenant-colonel Gabrielli.

Défense de Stiring par la division Vergé. — La bataille de ce côté était terminée, et l'on peut dire, sans crainte d'être taxé d'exagération, que les défenseurs du plateau de Spicheren, cédant seulement au nombre, avaient déployé, pendant plus de huit mortelles heures, un courage et une fermdè qui atteignaient aux

do coiitiiiuor sa route, sans tK'somiiaror, cl no débariiua qu'à .SarrobiMiclc, i.\\\\\ iuiniodialciuout II gagna le champ de bataille.

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