‹ Les comédies de Pierre de Larivey, champenoisChapitre 108 sur 158 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Marcel, Victoire, Blaisine,

Marcel.

u larron ! au larron ! arrestez-le ! prenez-le !

Victoire. Qui est celuy qui a des-

robe ?

Blaisine. Je ne^Pay peu jamais attrapper. Le belistre avoit une chemise en sa. main.

Victoire. Comme t'es-tu apperçeuè'de luy ?

Blaisine. J'estoy descendue en bas pour faire ma besonsne,* et comme je vouloy entrer au magasin , me fut donné un si grand coup , que je tombay par terre, et ne vy autre que cestuy-là.

Victoire. Blaisine , où estois-tu ?

Marcel. Elle ne le sçauroit dire.

Blaisine. J'estoy en haut. Mais donnez-moy congé , pour ce que je ne veux plus vous servir : je suis femme de oien, et non telle que vous pensez.

Victoire. Et qui dit autrement?

Blaisine. Vous , qui croyez que j'ay fait venir

4oo Larivet.

en vostre maison un homme pour vous desrober.

Victoire. Tu me semble une beste. Va pn la maison , va, te dis -je.

Blaisine. JV vas, mais faictes mes contes, car je ne veux plus demeurer céans.

Victoire. Marcel, va trouver le lieutenant du prevost, et luy baille les en^seignes du larron, si tu les sçay, et fay tant qu'il soit prins.

Blaisine. Laissez-moy faire , je Tay si bien remarqué que c^est assez.

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