‹ Les comédies de Pierre de Larivey, champenoisChapitre 115 sur 158 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Fortuné^ yestu en villageois.

Fortuné.

ref , la vie de ces amans qui ayment I par jeu et mocquerie est autant heu- ' reuse comme est misérable celle de ceux

! qui ayment à bon escient. Si ores j'es-

toy amoureux de ceste-cy, je sentiroy de grands travaux, craignant qu'elle fust empeschée, ou que un autre, portant laparoUe, me r'envoyast, ou que les Toisins en eussent quelque soupçon , ou que le père me recogncust, ou autres seinblables oisgraces. Mais, quant à moy, qui, distraict eteslon-

43o Larivet.

gné de ces pensées, en yy, je me piads à tout et ne me soucie de rien, pourveu que je jouysse et que Méduse ne me manque de ce qu'elle m^a promis. Mais la yoilà sur le pas de la porte; elle me £ûct signe que je m'avance. Je vas entrer.

Page 1