‹ Les comédies de Pierre de Larivey, champenoisChapitre 154 sur 158 · SCÈNE VL Patrice^ Régnier · texte numérisé non relu

SCÈNE VL Patrice^ Régnier

Patrice.

p st-il possible qu'il soit tant riche comme

I vous dites?

Régnier. Encores plus. Voyez , je

; ne me trompe point, j'en ay parlé k plus de cçnt marchans qui le cognoissent, qui m'ont dit que, sans ces maudites guerres icy et sa prison , il seroit deux fois plus ridie qu'il n'est. Patrice. Vous a-il dit qu'il avoit deux enfans , l'un masle et l'autre femelle ? qu'ils n'estoient aagez que d'un an l'un plus que l'autre ? qu'il les laissa en la garde d'une vieille qui les vestit d'une mesme pareure et sorte d'accoustremens? qu'il a esté prisonnier? que la fille a nom Genièvre?

Régnier. Ouy, vous dis-je, et tout par le menu; mais il n'a voulu advoiier Robert pour son fils , parce que je luy affirmois qu'il est masle.

Les Tromperies, Comédie. 97

Patrice. La chose est asseurée. 0! comme elle est arrivée à temps ! Que dites-vous de ceste finette Genièvre , qui a tousjours esté opiniastre et n'a jamais voulu accuser son frire , jusques à ce qu'elle a esté asseurée de la venue de son pire? et de Susanne, qui s'est laissée engeoller et introduire en sa chambre Fortunat pour Robert? Le monde s'affine tous les jours.

Régnier. Quoj qu'il en soit , la chose semble incredible, et toutesfois elle est véritable. Mais voicy Anselme.

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