‹ Les comédies de Pierre de Larivey, champenoisChapitre 24 sur 158 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Zacharie , yieillard, père d'Alfonse ; Niçoise , Jkerosme^ Richard,

Zacharie.

c suis (Dieu mercy !) arrivé bien à propos. Par ma conscience, j'ay esté bien marry, sire Nicaise , de ce vilain acte. Je pense que mon bon yoisin que voicy vous a peu du-e quelle vie je luy en ay faicte.

Nicaise. Or, je fais un argument par là qu'il la tiendra chère , et la traittera comme sa femme bien aymée, puis qu'on void en luy une si grande amitié.

Zacharie. Je vousmercie de ce que vous faictes plus de cas de nostre ancienne amitié que du peu d'entendement d'un jeune homme amoureux^ Et à dire yray, je ne sçache chose dont je me puisse plus resjouyr que de ceste aUiance.

Nicaise. J'ay voulu aussi ayoir ce contentement pour beaucoup de bonnes occasions , entre

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lesouellés ceste-cy n'est la moindre, asçavoir, du desir que j'ay tousjours eu que nostre amitié fust estrainte d'un plus fort et ferme lyen.

Jhërosme. Richard !

Richard. Monsieur?

Jhërosme. Tien cet anneau, va en mon iogi^ et dy qu'à ces enseignes on te laisse parler k Gotard, que tu trouveras lyé contre un des piUiers de mon Kct. Dy-luy quil t'enseigne où est mon fils , et me l'ameine.

Richard. Vaut-il pas mieux que Gotard vienne avecques moy ? car il le trouvera plustost.

Jherc*jme. Non , je luy veux apendre à se moquer de son mabtre.

Zagharie. Celane mesemblebeau, sire Jhërosme , qu'aucun des nostres , tant petit soit-il , ait occasion de pleurer en une si grande joye. Pardonnez-luy pour ce coup.

NiCAiSE. J'en suis d'advis.

Jheroshb. Soit faict comme il vous plaira. Yà , deslie-le , et en fay ce que tu voudras.

Zagharie. Entrons dedans.

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