‹ Les comédies de Pierre de Larivey, champenoisChapitre 42 sur 158 · T. TI · texte numérisé non relu

T. TI

i46 Làritet.

9ont exécutez, et leurs biens enlevez par les ser-

fens. Lisette, il vaudroit bien mieux estre mains raves et faire vie qui dure.

Lisette. Jenesçay et ne me soucie -pas que lacent les autres ; mais je sçay hien que Suzanne n*est de cette qualité, car (Dieu mercj !) nous ne sommes si pauvres que Ton doive craindre (s^il n^advient autre malencontre) de faire comme ceux que vous dictes.

Anâ STASE. Sacbez-en gré à mon bon mesnage.

Lisette. Mais au mien, et vous suffise.

Anastase. Allez au logis, et vous tais^.

Lisette. Pourquoy ne parleray-je ?

Anastase. Là! là! commençons à crier bien •baut au milieu de la rue !

Lisette. Jésus! donnez-moi patience. Et bien, quand viendra ce bel amoureux?

Anastase. Il n'est en ceste ville, à ce que m*a dict son père ; il j sera demain au matin, ou environ midy, pour le plus tard. Mais passez, entrez en la maison.

Hubert. Attendez, j*y veux entrer aussi.

Anastase. Ho ! ho! te voilà, Hubert! As>tti apporté ce que je t'ay dict ?

Hubert. Oy, Monsieur, tout est en ce pannier.

Anastase. Vrayement, tu es diligent.

Hubert. Je me suis hasté le plus que j*ay peu.

Anastase. C'est bien faict à toy. Or sus, porte tout leans^ et fay ce que ma femme te commandera.

Hubert. Aussi feray-je.

Anastase. Il vaut mieux que j'entre quant et luy. Geste femme est en colère. Paictes votre

Les EscoiLiERs, Comédie. 147

eolnte qa*e!lè est pour mettre toat c'en-dessusidessoiis. Elle ne pense pas que je me sois aperoeu des fjredaines des escolliers nos voisins.

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