‹ Les comédies de Pierre de Larivey, champenoisChapitre 6 sur 158 · SCÈNE IIII · texte numérisé non relu

SCÈNE IIII

Fierairas, Magdelaine^

FlERÂBRAS.

» st-ce la coustnuie de ceste yille que ks I femmes soient tout le jour, à la porte de I leur logis, devisans ayec tous ceux qui ; vont et yienuent?

MagpëlaipîG. Les femmes de ceste Tille et d^ailieurs, pour se monstrer à leur porte , Jie sàaX moins honnestes que celles d'Angers,

FlERABRAS. je ne sçay. Tant y a que cela ne me plaist point.

Magdelaine. Mon frère, parlez francbemait, J'aybien entendu que vous voulez dire par yostre estrillement de chevaux.

FlERABRAS. J'en suis ayse, parquoy (ma sœur) je vous commande (ouvrez bien acy les oreilles ) que faciez en sorte. .. Bàste ! car, pair la mort, voicy à mon costé le cbastierfols.

Magdelaine. 0 misérable que je suis ! bêlas ! il ne me print jamais volonté faire; cela. Toutasfois ce nie à poux , ce capitaine cassé et sans soldats me menasse , comme (quand j'en aurois envye) s'il estoit en sa puissance m'en empescher , parce que c'est un vaillant poltron que je crains nien ! 11 est vray que, tandis qu'il sera icy, je ne veux pas faire venir mon amy au logis, non pour crainte que j'aye de luy, mais parce que je pense que cela ne me pourra nuyre, ne fusse que

Sour le respect d^une certaine bonnesteté qui me ict en moy-mesme que je ne le doy faire.

Lbs Jaloux, Comédie. vt

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