‹ Les ComédiesChapitre 322 sur 405 · IN>N DIÈ6UE · texte numérisé non relu

IN>N DIÈ6UE

Non , madame. ( Don Diègue et doDa Irène vont s^asseoir. )

Tantôt. . . un peu plus tard , je me propose de faire un léger tour dehors. J'ai hi quelques instants , puis j'ai essayé de dormir; mais dormir dans cette auberge, c'est bien difficile !

DONA FftANCISCA.

Oh ! certes, monsieur ! Sans compter ces maudits cousins! Fi! les vilaines bétes! toute la nuit elles m'ont tenue éveillée... Mais regardez donc, (Elle délie

le mouchoir pour montrer les divers objets qu'indique le texte.)

et voyez que de belles choses j'apporte! Des rosaires en nacre , des croix en bois de cyprès , la règle de Saint-Benoit, un petit bénitier en cristal... Dites, dites, monsieur, comme il est gentil! Et puis ces deux cœurs en clinquant. J'espère qu'il y en a là de ces petits cadeaux ! C'est à n'en pas finir!

Tous ces charmants objets lui ont été donnés par les mères. Elles étaient folles de ma fille.

DOl^A PRANGISCA.

Dieu! comme elles m'aiment à la ronde! Et ma tante, ma pauvre tante, comme elle pleurait! La bonne dame est devenue déjà bien vieillotte..

DONA IRÈNE

Elle m'a exprimé tous ses regrets de ne pas avoir fait votre connaissance.

DONA FRANC1SCA.

C'est vrai, maman; ef la preuve, c'est quelle a

dit : a Mais pourquoi ce monsieur n'est-il doue pas venu? »

DONA IRÈNE

Cet excellent chapelain et le curé de la paroisse de los Verdès nous ont reconduites jusqu'à la porte.

DONA PRANCISGA. .

Tiens , Ri ta !.. . (Elle renoue le mouchoir et le donoe à Rita, qui remporte , ainû que les mantilles , dans la chambre de dooa

Irène.) Va là-dedans, et serre-moi tout cela dans le grand panier d'osier. Mais attention donc! Porte-le comme je te dis, et seulement des quatre coins... Allons , bon ! Malheureuse ! voilà déjà que lu m'as brisé cette sainte Gertrude en pastillage ^

RlTA.

11 n'y a point de mal, mademoiselle; je saurai bien la croquer.

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