ACTE I, SCÈNE IV. r>n
1>0>A IRÈNE
(-'est où je veux arriver. Pensez-vous que, dans ma tendre saison, il eût pu me convenir d'être unie à un freluquet, à une vraie léle folle? Non, grand Dieu! Ce n'est pas que je veuille dire au moins que mon défunt était un vieil infirme, et que sa constitution fut délabrée : bien au contraire! Il était sain, grâce au ciel, comme une pomme d'api; et, dans toute son existence, il n'avait connu d'autre mal qu'une espèce d'épilepsie qui venait le visiter de temps en temps. Mais, du jour où nous fûmes mariés, les attaques devinrent si fréquentes et si fortes, que, sept mois après, je me trouvai veuve et enceinte d'un petit être , lequel naquit plus tard, et me fut, à la fin des fins, enlevé par la rougeole.
Qu'enteuds-je? Vraiment? il laissa de la postérité, ce bon don Épifanio !
DON A IRËiNE.
Mais certes, monsieur. Et pourquoi pas?
BON DJÈGUE.
Je fais cette observation, parce (pi'il y en a toujours qui viennent dire... Après cela, s'il fallait attacher la moindre importance... Or donc, madame, était-ce un garçon ou une fille?
DONA IRÈNE
In superbe garçon! Oui, il était blanc comme deTargent, mon chérubin!
51 R LE nm DES JEINES FILLES.