ACTE m, SCÈNE XI. 6t
lez en venir. Je ne wis pas du bois donl m fait les aottes, aUez! Ma fille ne vous agrée plus, et \ vous cherchez des pr^xtes pour esquiver rengagement que vous avez contracté envers nous... Ah ! pauvre chère enfant de mon âme et de mon cœur ! . . .
DON DiiaoE.
Madame ! . . . dona Irène , me ferez-vous la gràoe enfin de m*écouter, de ne pas me répliquer, de ne plus m'étourdir de vos ridicules discours. Une fois que vous saurez tout, pleurez, gémissez, criez et clabaudez tant qu^il vous plaira! Mais d'ici là, pour Tamour du ciel, ne me faites pas sortir des gonds!
DONA IRÈNE
Expliquez-vous comme vous le jugerez à propos.
Et ne reçommençops pas encore nos larmes, x\o$ suffocations...
DONA lEÈNE.
Mais voye?, j'ai séché mes yeux.
% DON DIÈOUE.
Eh bien ! il y a déjà une bonpe année , ou quelque chose d'approchant, que dona Paquita aime un jeune cavalier. Ils se sont parlé à maintes reprises; ils se soBt écrit; ils se sont promis amour, fidélité , constance. . . Pour tout résumer, il existe entre 0U11 une fftission si tendre, que les obstacles et Té*
6M LE OUI DBS JEUNES HLLES.
loigneijaeiii, au lieu de diminuer leur flamme, n'ont servi qu'à la rendre plus vive et plus sincère. Or, eii présence de tels faits, vous comprenez...
DONA IRÈNE
Grand Dieu! ne voyez-vous donc pas que toul cela est un bavardage inventé par quelque langue de vipère qui a voulu nous lancer son venin?
DON 01ÈGlIie.
Allons, revenez-vous encore à vos interruptions?... Non, madame, ce n'est point un bavardage. Je vous répète de nouveau que je parle en connaissance de cause.
DONA IRÈNR.
Que pouvez-vous connaître , monsieur, et quelle ombre de vérité y a-t-il dans cette histoire? Supposer que la fille de mes entrailles, élevée et renfermée dans un cloîtré, jeûnant les sept vendredis après] Pâques. . . ! une enfant qui ne se doute pas de ce que c'est que le monde, et qui n'est pas encore sortie de la coquille , comme on dit ! Ah ! Ton s'aperçoit trop que vous ignorez le caractère ^e sa tante de là-bas. C'est bien elle qui aurait permis le moindre faux pas à sa nièce !
Il ne s'agit nullement ici d'un faux pas, dière madame} il s'agit d'une inclination honnête, et dont jusqu'à ce jour nous n'avions pas %u la plus