L'ASTRONOMIE COMÉTAIUE CHEZ LES ANCIENS
d'aimoiicer les événements futurs de la vie des hommes ; mais, selon eux, cinq étoiles qu'ils nomment interprètes, et que les autres nomment planètes, méritent une considération particulière : leur mouvement est d'une efficacité bien singulière... Elles annoncent aussi l'apparition des comètes, les éclipses du soleil et de la lune, les tremblements de terre; tous les changements qui arrivent dans l'air, soit que ces changements soient salutaires, soit qu'ils soient pernicieux, tant aux nations entières qu'aux rois et aux simples particuliers. » Le même Diodore, parlant des observations astronomiques des Egyptiens et de leurs connaissances des mouvements des corps célestes, assure « qu'ils prédisaient souvent aux hommes ce qui doit leur arriver dans le cours de leur vie : l'effet suit la prédiction; il n'est pas rare, ajoute-t-il, de les entendre annoncer les maladies qui doivent frapper les hommes ou les animaux. Enfin, par des observations accumulées depuis longtemps, ils prévoient les tremblements de terre, les inondations, la naissance des comètes, et généralement tout ce qui paraît surpasser la portée de l'esprit humain ».
11 est clair que, dans la pensée de l'historien, les prédictions relatives aux comètes qu'il attribue aux Egyptiens et aux Chaldéens n'ont rien d'astronomique. Les comètes s'y trouvent confondues avec d'autres météores atmosphériques dont le retour était lié, selon eux, au cours des astres par des coïncidences rares, mystérieuses, telles sans doute que les conjonctions ou autres aspects célestes, dont les astrologues ont eu à s'occuper plus que les astronomes.
Néanmoins il est à croire que les Chaldéens eurent quelques notions justes sur les comètes. C'est chez eux, en effet, et chez les Egyptiens * que les Grecs puisèrent leurs pre-
1. « Eudoxe, le premier, transporta d'Egypte dans la Grèce la connaissance de leurs mouvements (les planètes). Toutefois il ne dit rien des comètes ; d'où
mières connedssaiices astronomiques ; c'est d'eux qu'Apollonius de Myndes, si Ton en croit Sénèque, tira ses idées sur les comètes. « Selon Appollonius, les comètes sont mises par les Chaldéens au nombre des étoiles errantes, et ils connaissent leur cours. » Sénèque expose ensuite en détail l'opinion de cet ancien astronome : « La comète n'est pas un assemblage de planètes ; mais une foule de comètes sont des planètes réelles. Ce ne sont point des images trompeuses, dos feux qui grossissent par le rapprochement de deux astres ; ce sont des astres particuliers, tel qu'est le Soleil ou la Lune. Leur forme n'est point précisément ronde, mais élancée, étendue en longueur. Du reste, leur orbite n'est pas visible ; ils traversent les plus hautes régions du ciel et ne deviennent apparents qu'au plus bas de leur cours. Ne croyons pas que la comète qu'on vit sous Claude soit la même que celle qui parut sous Auguste, ni que celle qui s'est montrée sous Néron, et qui a réhabilité les comètes, ait ressemblé à celle qui, après le meurtre de Jules César, durant les jeux de Vénus Génitrix, s'éleva sur l'horizon vers la onzième heure du jour. Les comètes sont en grand nombre et de plus d'une sorte; leurs dimensions sont inégales, leur couleur diffère; les unes sont rouges, sans éclat; les autres blanches et brillant de la plus pure lumière ; d'autres présentent une flamme mélangée d'éléments peu subtils et se chargent, s'enveloppent de vapeurs fumeuses. Quelquesunes sont d'un rouge de sang, sinistre présage de celui qui sera bientôt répandu. Leur lumière augmente et dé-
il résulte que les Égyptiens même, le peuple le plus curieux d'astronomie, avaient peu approfondi cette partie de la science. Plus tard, Conon, observateur aussi des plus exacts, dressa le catalogue des éclipses de soleil qu'avaient notées les Égyptiens, mais ne fît aucune mention des comètes, qu'il n'eût point omises s'il eût trouvé chez eux quelques faits constatés sur ce point, n (SÉNfcQi'E, Questions naturelles, VII, 3.)
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croît comme celle des autres astres qui jettent plus d'éclat, qui paraissent plus grands à mesure qu'ils descendent et s'approchent de nous, plus petits et moins lumineux parce qu'ils rétrogradent et s'éloignent. »
Nous verrons tout à l'heure Sénèque embrasser ce système où, au milieu d'observations exactes et de conjectures s'approchant beaucoup de la vérité, se mêlent quelques erreurs et des traces des superstitions régnantes. L'assimilation des comètes aux planètes, en ce qui concerne leurs mouvements, est une vue lumineuse, d'autant plus exacte qu'Apollonius signale en même temps une différence caractéristique entre les deux espèces de corps célestes, à savoir que les comètes ne sont visibles que dans une faible portion de leui's orbites.
Parmi les anciens philosophes qui crurent que les comètes sont des astres, des étoiles errantes comme les planètes, il faut citer Diogène, celui qui fut chef de la secte d'ionie après Anaxagore (Plutarque), Hippocrate de Chio, et plusieurs pythagoriciens. Un passage de Stobée (v' siècle après J.-C.) prouve, ainsi que le livre Vil des Questions naturelles de Sénèque, que cette opinion des anciens sur la véritable nature des comètes est restée consignée sans utilité dêms des ouvrages qui ont traversé tout le moyen âge ; les astronomes n'en ont tiré aucun profit, tant la superstition était générale et profondément enracinée dans les esprits. Voici le passage de Stobée : « Les Chaldéens, dit-il, croyaient que les comètes étaient d'autres planètes, des étoiles qui sont cachées durant quelque temps, parce qu'elles sont trop éloignées de nous, et qui paraissent quelquefois lorsqu'elles descendent vers nous, selon les lois qui leur sont prescrites ; qu'elles sont appelées comètes par ceux qui ignorent que ce sont de véritables étoiles qui paraissent s'anéantir lorsqu'elles retournent dans leur propre région, lorsqu'elles se
replongent dans le profond abime de Téther, comme les poissons au fond de la mer. »
Que fallait-il pour féconder ces vues remarquables? C'était d'appliquer à l'observation des comètes les règles connues depuis longtemps et suivies par tous les astronomes, pour noter avec précision toutes les circonstances des mouvements des planètes. Combien de telles observations parvenues jusqu'à nous n'eussent-elles pas été précieuses pour les théories cométaires? A la vérité, pour en tirer tout le parti possible, il aurait aussi fallu, du même bond, s'élever jusqu'à la conception du \Tai système du monde, entrevu par l'école pythagoricicime et laissé dans Tombre jusqu'aux Copernic et aux Galilée.
Quels obstacles se sont opposés à un progrès si naturel dans la science? D'abord, le plus puissant de tous, Tenvahissemeut des esprits par les croyances au surnaturel et les préjugés sur les comètes qui ont été en s'épaissîssant pour ainsi dire depuis les temps de la Grèce héroïque et philosophique jusqu'au moyen âge, où la folie astrologique a atteint son maximum d'intensité. Il y eût aussi malheureusement l'influence d'un puissant génie qui embrassa, sans parti pris il est vrai, le système erroné des comètes-météores. Dans ces siècles où l'on jurait toujours per verba magistri, la parole d'Aristote suffisait pour entraîner la conviction, et les idées d'Apollonius de Myndes et de Sénèque devaient paraître entachées d'hérésie.
Pingre classe les opinions des anciens sur les comètes en trois systèmes principaux : celui que nous venons de rapporter, et qui est comme une ébauche du système vrai ; celui de Panétius qui regardait les comètes comme dépourvues de toute réalité, n'étant qu'une simple apparence d'optique, et enfin le système qui consiste à faire des comètes de simples météores atmosphériques, passagers.
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sublunaires. Parmi Jes auteurs de ces systèmes, les uns, tels qu'Héraclide de Pont et Xénophane, regardaient les comètes comme des nuées très-élevées qu'éclaire la lumière du Soleil, de la Lune ou des étoiles, ou encore comme des nuages embrasés. Transportez ces nuées de l'atmosphère dans le ciel lui-même, dans les régions que parcourent les planètes, et vous avez presque l'opinion des astronomes contemporains. 11 en serait de même de l'idée de Straton de Lampsaque, qui voyait dans les comètes des lumières enfoncées au sein de nuées fort denses, les comparant en quelque sorte à des lanternes : le noyau lumineux au centre de la nébulosité, que le télescope a révélé aux modernes, ne répond-il point, en effet, à cette hypothèse du philosophe péripatéticien ?
• Voici maintenant l'idée d'Aristote sur les comètes, idée absolument fausse, encore en vogue il y a deux siècles, mais importante en ce sens qu'elle a eu, comme nous venons de le dire, sur tous les astronomes du moyen âge et même sur ceux de la Renaissance une influence considérable. Aux yeux de ce grand philosophe, les comètes sont des exhalaisons s' élevant delà Terre, lesquelles, arrivées dans les régions supérieures de l'air voisines de la région du feu*, sont entraînées dans le mouvement du milieu qui les entoure ; elles finissent par s'unir, se condenser et s'enflammer; l'embrasement dure tant qu'il y a des matières combustibles : le feu s'éteint et les comètes disparaissent, quand ce feu n'a plus d'aliment. 11 est inutile de réfuter ces hypothèses sans fondement, et
1. Suivant Aristote, Fair est divisé en trois régions: celle où vivent et respirent les animaux et les plantes : c*est la région inférieure, qui est immobile comme la Terre sur laquelle elle repose ; la moyenne région, extrêmement froide, participe à l'immobilité de la première ; mais la région supérieure, voisine de la région du feu ou du ciel même, est entraînée par le mouvement diurne de ce dernier. C'est là que montent les exhalaisons émanées de la Terre et que, échauffées par le milieu et par le mouvement, elles engendrent les météores ignés, dont les comètes font partie.
même de rapporter les objections qu'y firent des écrivains anciens comme Sénèque. Mais il est bon de nous arrêter un instant à ce dernier philosophe : le Livre des Questions naturelles, où il nous rapporte tout ce qu'on savait de son temps des comètes, de leurs apparitions, de leurs mouvements, de leur influence, a une grande valeur historique, et les vues propres de l'auteur sont certainement elles-mêmes dignes d'attention.
§ II — L'Astronomie cométaire au temps de SénèqI'E
Le Livre VII des Questions naturelles sur les comètes. — Sénèque y défend le système d'Apollonius de Myndes; il émet des vues pleines de justesse sur la nature des comètes et sur leurs mouvements. — Ses prédictions sur les découvertes futures, relatives aux comètes. — Les astronomes de l'avenir.
Dès le début de son livre, Sénèque saisit bien l'importance de la question posée, et le rapport qui doit exister entre la nature des comètes et le système même de l'uni vers. 11 se demande « si les comètes sont de même nature que les corps placés plus haut qu'elles. Elles ont avec eux des points de ressemblance, l'ascension et la déclinaison, et aussi la forme extérieure, sauf la diflFusion et le prolongement lumineux ; du reste, même feu, même éclat. » Voilà les comètes assimilées aux planètes quant à leurs mouvements, et ne s'en distinguant que par leurs nébulosités et leurs queues. Sénèque comprend combien il serait important de « rechercher si le monde tourne autour de la Terre immobile, ou si c'est le monde qui est fixe et la Terre qui tourne ; si ce n'est pas le ciel, mais notre globe qui se lève et se couche. Il faudrait aussi avoir, dit-il enfin, le tableau de toutes les comètes qui apparurent avant nous : car leur rareté jusqu'ici empêche de saisir la loi de leur course, et de s'assurer sileur marche est périodique, si un ordre constant les ramène au
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jour marqué. Or robservation de ces corps célestes est de date récente et ne s'est introduite que depuis peu dems la Grèce. » Il ne parait pas que Sénèque ait rien fait pour aider lui-même à la réalisation d'un vœu aussi sage et aussi perspicace. Il parut plusieurs comètes de son temps; c'est à peine s'il les mentionne dans son livre, et il ne rapporte aucune des circonstances de leur apparition capables d'en faire connaître la marche apparente avec quelque exactitude.
De ces considérations préliminaires qui indiquent, dans l'esprit du philosophe romain, un pressentiment si juste de la vérité, il passe à l'exposé des principaux systèmes imaginés de son temps pour expliquer les comètes. Il s'attache à réfuter le système d'Epigène qui, comme Apollonius de Myndes, avait consulté les astronomes de Chaldée, mais en en rapportant une opinion tout à fait opposée, c'est-à-dire à peu de chose près l'opinion d'Aristote, sauf quelques explications de détail, d'ailleurs aussi fausses. En combattant ces vues, Sénèque s'élève parfois à des considérations fort justes, par exemple à celle de la régularité relative des mouvements cométaires. « Rien de confus, dit-il, ni de tumultueux dans leur allure, rien qui fasse augurer qu'elles obéissent à des éléments de trouble et à des mobiles inconstants. Et puis, quand des tourbillons seraient assez forts pour s'emparer des émanations humides et terrestres, et les lancer de si bas à de telles hauteurs, ils ne les élèveraient pas au-dessus de la Lune; toute leur action s'arrête aux nuages. Or nous voyons les comètes rouler au plus haut des cieux parmi les étoiles. »
Sénèque note soigneusement l'une des différences caractéristiques des planètes et des comètes : « Rappelons-nous que les comètes ne se montrent pas dans une seule région du ciel, ni dans le cercle du zodiaque exclusivement ; elles paraissent au levant tout comme au couchant, mais le plus
souvent vers le nord. » ...«La comète a sa région propre ; elle achève son cours ; elle ne s'éteint pas, elle s'éloigne de la portée de nos yeux. Si c'était une planète, dira-t-on, elle roulerait dans le zodiaque. Mais qui peut assigner atix astres une limite exclusive, confiner et tenir à l'étroit ces êtres divins ? Ces planètes mêmes, qui seules te semblent se mouvoir, parcourent des orbites différentes les unes des autres. Pourquoi n'y aurait-il pas des astres qui suivraient des routes particulières et fort éloignées de celles des planètes? Pourquoi quelque région du ciel serait-elle inaccessible ? »
Plus loin, il explique assez nettement la cause des rétrogradations qu'on observe dans le mouvement des astres, des comètes, et aussi leurs stations :
« Pourquoi, dit-il, certains astres semblent-ils rebrousser chemin ? C'est la rencontre du Soleil qui leur donne une apparence de lenteur ; c'est la nature de leurs orbites et des cercles disposés de telle sorte qu'à certains moments il y a illusion d'optique. Ainsi les vaisseaux, lors même qu'ils vont à pleines voiles, semblent immobiles. » C'est, au fond, l'explication véritable, qui s'applique aussi bien aux mouvements des comètes.
Sénèque énumère et décrit les formes variées que présente leur aspect, puis affirme que toutes les comètes ont la même origine, opinion tout à fait arbitraire, d'ailleurs aujourd'hui encore non résolue. Sur bien des points il a entrevu la vérité, parfois en donnant à l'appui les raisons que devait suggérer le bon sens, parfois en étayant son opinion d'explications qui aujourd'hui font sourire, parce qti'elles sont empruntées à des notions de météorologie, d'astronomie ou de physique, admises à celte époque, notions sans valeur et qu'on doit regarder comme les bégayements d'une science dans l'enfance.
L'ASTRONOMIE COMÉTAIRE AU TEMPS DE SÉNÈQUE il
Il rapporte le passage de rhistorien lîphore sur la comète de Tan 37 J, précieux témoignage d'un phénomène qu'on a vu se reproduire de nos jours : la division d'une comète en deux parties. Mais c'est pour traiter le narrateur de crédule ou d'imposteur. Soyons justes : il n'y a pas trente ans que nos astronomes pensaient encore comme Sénèque, et Pingre ne manque pas d'applaudir en ce cas à sa sagacité. Il a fallu le dédoublement de la comète de Gambart, effectué pour ainsi dire sous les yeux des observateurs, pour rendre au témoignage d'Ephore l'autorité que Sénèque et après lui tant d'astronomes modernes croyaient devoir lui refuser.
L'analyse, donnée par notre philosophe, de l'opinion d'Apollonius de Myndes lui fournit l'occasion de se prononcer en faveur d'un système dont les théories cométaires modernes sont le développement infiniment étendu. Mais il ne se contente pas de dire ce qui est selon lui le plus probable; il prophétise hardiment au nom de la science de l'avenir. Ces passages des Questions naturelles font le plus grand honneur à Sénèque et méritent d'être cités comme des témoignages de la puissance de pénétration de son intelligence.
« Pourquoi s'étomier, dit-il, que les comètes dont le monde a si rarement le spectacle, ne soient point encore pour nous astreintes à des lois fixes, et que l'on ne connaisse ni d'où viennent, ni où s'arrêtent ces corps dont les retours n'ont lieu qu'à d'immenses intervalles? Il ne s'est pas écoulé quinze siècles depuis que
La Grèce par leurs noms a compté les étoiles ^ »
« Aujourd'hui encore, que de peuples ne connaissent du
i. Navita ium stellis numéros el nomina fecit (Virg., Géorg, 1).
ciel que son aspect, et ne savent pas pourquoi la Lune s'éclipse et se couvre d'ombre ! Nous-mêmes, sur ce point, ne sommes arrivés que depuis peu à une certitude raisonnée. Un âge viendra où ce qui est mystère pour nous sera mis au jour par le temps et les études accumulées des siècles. Pour de si grandes recherches, la vie d'im homme ne suffit pas, fut-elle consacrée tout entière à l'inspection du ciel. Que sera-ce, quand de ce peu d'années nous faisons deux parts si inégales, entre l'étude et de vils plaisirs? Ce n'est donc que successivement et à la longue que ces phénomènes seront dévoilés. Le temps viendra où nos descendants s'étonneront que nous ayons ignoré des choses si simples. . . »
... « Il naîtra quelque jour un homme qui démontrera dans qtielle partie du ciel errent les comètes ; pourquoi elles marchent si fort à l'écart des autres planètes, quelle est leur grandeur, leur nature. Contentons-nous de ce qui a été trouvé jusqu'ici ; que nos neveux aient aussi leur part de vérité à découvrir. »
§111 — Les Comètes, pendant la Renaissance ou dans les
TEMPS modernes, JUSQU'a NeWTON ET HaLLE\
Apian reconnaît la constance de la direclion des queues cométaires, toujours opposées au lieu du Soleil. — Observations de Tycho-Brabé ; ses vues et ses hypothèses sur la nature des comètes. — Kepler les regarde comme des météores passagers, se mouvant en ligne droite dans l'espace; Galilée partage l'opinion de Kepler. — Systèmes de Cassini et d*Hévélius.
Seize siècles se sont écoulés entre la prédiction de Sénèque et sa pleine réalisation par les recherches accumulées d'un grand nombre d'astronomes et par l'apparition du Livre des principes^ où Newton démontre les lois des mouvements cométaires. Il n'y a rien à dire de l'histoire des comètes et des systèmes pendant cette longue et triste