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L'ASTRONOMIE COMÉTAIRE A DATER DE NEWTOX

du Soleil. Entraînées d'abord par un mouvement ascensionnel combiné avec le mouvement do rotation de la planète qui Ta formée, la masse finit par atteindre, après avoir décrit une spirale, les limites du tourbillon de cette planète; arrivée là, elle se meut ou s'échappe suivant la tangente à la surface limite. Mais la résistance qu'elle éprouve de la part de Téther modifie la forme de son orbite qui, de rectiligne qu'elle devrait être sans cela, passe à la forme parabolique. Il n'y a dans tout cela qu'un système purement hypothétique, qui a pu coûter à l'auteur de grands eflbrts d'imagination, mais qui ne repose sur aucun principe sérieux de mécanique astronomique. Aussi les idées d' Hé vélins ont-elles trouvé peu de partisans parmi les hommes de science : l'ouvrage où il les a développées, précieux par les détails historiques ou les faits d'observation relatifs aux comètes, surtout à celles de 1652, 1664 et 1665, n'est plus guère qu'un objet de curiosité dans l'histoire de la science. Newton d'ailleurs allait mettre fin à toutes les hypothèses, en rattachant les mouvements des comètes aux lois qui régissent ceux de tous les astres qui se meuvent dans la sphère d'attraction du Soleil.

§ IV — Newton découvre la véritable nature des orbites

GOMÉTAIRES

Le livre des Principes et la gravitation universelle. — Pourquoi Kepler n'a point appliqué aux comètes les lois des mouvements planétaires. — Newton découvre le vrai système des orbites des comètes. — Halley et la comète de 1682 ; prédiction de son retour.

Kepler, en 1618, avait découvert les trois lois auxquelles sa gloire reste attachée et qui rendront son nom immortel. Ces lois régissent les mouvements des corps qui, comme les planètes et la Terre, circulent autour du Soleil en des

périodes régulières. D'après la première loi, Torbite décrite autour du Soleil est une ellipse dont le centre de cet astre occupe Tun des foyers ; la seconde est relative à la vitesse de la planète, vitesse d'autant plus grande que l'astre en mouvement s'approche plus du foyer, d'autant plus faible qu'il s'en éloigne davantage, telle en un mot que les aires des secteurs formés par les rayons vecteurs sont- égales en temps égaux : dès lors, le maximum de vitesse a lieu au périhélie, le minimum à l'aphélie. La troisième loi indique le rapport constant qui lie la durée de chaque révolution périodique au plus long diamètre, au grand axe de l'orbite.

Comment Kepler n'a-t-il pas cherché à appliquer aux mouvements des comètes les lois planétaires? Comment a-t-il laissé à Newton la gloire d'une généralisation qui aujourd'hui semble si naturelle? C'est que les portions des orbites cométaires visibles de la Terre sont le plus souvent des fragments très-petits de la courbe immense, excessivement allongée, décrite par chaque comète dans une révolution totale ; d'ailleurs, au temps de Kepler, on ne connaissait aucun exemple de comète ayant effectué son retour ; enfin, ce puissant esprit était dominé sans doute par l'idée que les comètes étaient des météores passagers, temporaires.

Newton s'éleva, grâce du reste aux progrès récents des sciences mathématiques et physiques, aune conception supérieure des mouvements des corps célestes ; il trouva la raison de ces lois que le génie de Kepler avait tirées des observations de Tycho-Brahé et des siennes propres ; il en doima l'interprétation mécanique; en un mot, il fit découler toutes les particularités des mouvements célestes, comme autant de conséquences nécessaires, d'un principe unique, celui de la gravitation réciproque des masses de ces corps et de celles du Soleil.

Dès lors les comètes n'échappaient plus aux prévisions de

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