VI PRÉFACE
emïiiène avec lui, dans ce voyage à travers riufini de
Téther, tous les globes qui lui font cortège eu gravkânt
autour de son énorme masse. Depuis des milliers d'années que l'homme est témoin, témoin inconscient, il est vrai, de cette circumnavigation autour de Tunivers, il ne voit rien changer, ' pour ainsi dire, dans l'aspect des mondes qui l'entourent; les plages sidérales de l'océan où vogue-^ette flotte de plus de cent corps célestes semblent conserverleur immuable physionomie* L'immensité des distances sidérales, on le sait, est la seule cause de cette apparente immuabilité.
Le monde solaire est " donc réparé de tous les autres mondes par d'insondables abîmes ; le Soleil est comme isolé, perdu dans un coin de l'espace, bien loin (ïe ces millions cf étoiles avec lesquelles il est prouvé 'cependant ^ù'îi^ftttTne un système. Membre d-tme ass(X^iatioii imineiise,'lnalécule intégrante de la plus Vaste, 'çn' appa^ i'eûce,' des nëhHilièùses, \^ Voie lactée j 1^ étoile centi^ale db notre ' groupé ne parait avoir avec ses coassociées d autre liiodé de communication que celui de lechaUge tèclproque de ïeiîrs ondulations, c'est-à-dire dé leur lumière et de léfiî' chaleur, tomme des soldats dévoués et disciplinés, la Tèrtè *et les planètes marchent de conserve avec le Soleil, eflèé-
tuant avec une régularité merveilleuse leurs révolution^
presque circulaires autour de leur foyer commun, eb ne s'écartant jamais des limites qiie la ïoi de gravitation leur impose; . : !•
Elles restent donè isolées comme le Soleil, séparées dés autres systèmes sidéraux par de tels abîmes de distances^ que4a pensée reste impuisi^nte à se les figurer. *
Un premier lien cependcuit i^lie notre système à. ces systèmes, celui que nous venons de dire : le Soleil est une ■étoile de hi Voie lactée. Mais le monde solaire n'a-t-il