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Ces tableaux montrent que plus on remonte loin dans le passé, plus les deux comètes de 1677 et de 1683, d'une part, et les trois comètes de 1860 III, 1863 I, et 1863 VI, d'autre part, se trouvaient en réalité rapprochées respectivement les unes des autres. Se sont-elles mises simultanément en route , ou Tépoque de leur départ a-t-elle été distincte pour chacune d'elles? M. Hœk ne se prononce pas entre ces deux hypothèses. Seulement il fait voir qu'il suffirait par exemple d'admettre, entre les vitesses originelles des comètes de 1 677 et de 1860, la minime différence de 66 centimètres par seconde pour que, à leur arrivée respective dans notre système, le reteu'd de la moins rapide eût produit une accumulation de 200 années. Ainsi, il n'est pas impossible que les deux comètes de 1 677 et de 1 860 aient quitté en même temps le foyer d'où elles émanent.
Citons encore, d'après M. Hœk, les comètes III et V de
1857 et la comète 11! de 1867. Ces trois astres out parcouru eu effet des orbites dont les éléments à peu près semblables, joints au court intervalle qui séparait leurs apparitions, indiquent une origine commune probable. D abord il n'avait donné comme formant système que les deux premières comètes; mais la comparaison de la troisième aux deux autres ne lui laissa plus aucun doute :
« Dans les recherches sur les systèmes cométaires, dit-il, j'ai indiqué les deux comètes III et V (1857) comme appartenant très-probablement à un système. Je n'ai pas hésité à leur attribuer ce caractère en considérant la ressemblance extrême de tous leurs éléments et le court intervalle entre leurs apparitions. Et voilà que tout d'un coup la nouvelle comète (la 3"® de Tannée 1867) vient nous donner une confirmation inattendue de ces vues, savoir : les cercles qui représentent les plans des trois orbites se coupent dans un même point du ciel. Ces plans se coupent donc mutuellement suivant une même ligne d'intersection. Or cette ligne est nécessairement parallèle à la direction du mouvement initial, commun aux trois astres, au moment où ils entraient datis la sphère d'attraction du Soleil. »
Le point radiant des orbites, celui où viennent se couper leurs plans, est situé dans Thémisphère austral sur les confins de la constellation de la Dorade.
Ce système cométaire n'est pas le seul. En premier lieu, les trois comètes citées plus haut ne seraient pas les seules du groupe, auquel il faudrait joindre les comètes des années suivantes : 1596, 1781 I, 1790 III, 1825 I, 1843 II et 1863 m, et même 1785 II, 1818 II, 1845 III. Voici du reste un tableau qui résume les conclusions du savant astronome :
I Premier système
COHÉTAIRE.
LOXCITUDBS BT LATITCOKS
dn point radiant
II Second système \ 1793 II