V 1867 III
/ 1773 \ V Cinquième système \ 1808 I
COMÉTAJRE. J 1826 II
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COMÊTAIRE. i ,,1 *
Nous avons dit un mot plus haut de la question encore si obscure de Torigine des comètes. Voici quelle est, sur ce point, l'opinion du savant dont nous venons d'analyser sommairement les recherches : la compétence de son auteur exige qu'on la prenne en sérieuse considération : « Chaque étoile, dit-il, possède son système cométaire qui lui est propre ; mais, sous l'influence des attractions planétaires ou de matières cosmiques, ces corps quittent continuellement leur propre étoile principale, pour aller soit dans des ellipses permanentes, soit temporairement dans des paraboles ou des hyperboles, tourner autour d'un autre Soleil. » [Monthly notices^ 1865.)
En étudiant la distribution sur la sphère céleste des aphélies de 190 orbites cométaires, M. Hœk a reconnu un fait assez singulier. Supposons qu'on trace un cercle par les trois points qui ont pour longitudes OS"", 169*" et 243° et pour latitudes 0% 32"* et 0*", le secteur compris entre ce cercle et l'écliptique se trouve particulièrement pauvre en aphélies. Au lieu d'en renfermer une quinzaine, ainsi que l'exigerait une répartition uniforme, il n'en contient qu'une seule, celle de la comète de 1585, située à une distance de 3 degrés seulement de l'écliptique. Quelle explication donner d'une telle singularité? A cette question, M. Hœk répond que « si le point d'où s'éloigne le système solaire, dans son mouvement de translation, occupait le milieu du secteur, il attribuerait volontiers le phénomène à la difficulté qu'ont les comètes à suivre et à rejoindre le Soleil. Mais la direction de ce mouvement, telle qu'elle résulte des investigations de W. llerschel, de Mœdler et d'Argelander, ne permet point une telle explication*. Il reste donc à savoir si,
1. Voyez sur ce sujet deux lettres intéressantes de M. Hœk à M. Delaunay, Comptée rendus de l'Académie des sciences j 1868, 1.
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en réalité, le point correspond à une région du ciel pauvre en émanations cométaires ou si cette circonstance dépend des conditions défavorables à la découverte des comètes, dans la partie de Técliptique occupée par le Soleil du mois de juillet au mois de décembre. »
La première de ces deux dernières hypothèses n'aurait, à notre avis, rien que de fort vraisemblable. Les travaux de John Herschel sur la distribution des nébuleuses prouvent que les diverses régions célestes sont fort inégalement partagées sous ce rapport. Une pareille inégalité dans la répai^ tition des centres nébuleux d'où émanent les comètes serait un fait du même ordre qui n'est peut-être pas sans lien physique avec le premier ; si les obsei'vations futures parviennent à l'établir, ce sera une lumière de plus à joindre à celle que l'astronomie a déjà fait jaillir sur la constitution de notre univers.
§ V — Résumé de la statistique cométaire contemporaine
Comparaison des éléments des orbites cométaires. — Excentricités : nombre des comètes elliptiques, paraboliques ou hyperboliques. — Distribution des comètes d'après leurs inclinaisons. — Distribution des comètes d'après leurs nœuds et leurs distances périhélies. — Il ya un égal nombre d'orbites directes et d'orbites rétrogrades.
Quand on suit, dans Tordre où la tradition et la science les ont enregistrées, les apparitions de comètes, qu'on passe d'une région du ciel à une région toute opposée, d'une marche directe à une marche rétrograde, ou mieux quand on étudie les éléments de leurs orbites dans un catalogue, on est au premier abord étonné de la diversité de ces éléments, entre lesquels on ne trouve aucun lien.
Il peut être instructif cependant de chercher, dans la comparaison de ces matériaux, si aucune loi ne préside à
la distribution des comètes dans le temps et dans l'espace. Nous allons donner \\n résumé rapide de l'examen que nous en avons fait à ce point de vue. Nous avons pris pour base le catalogue publié par M. Watson, à la fin de son ouvrage Theoretical astronomy.
Dans ce catalogue, que nous reproduisons, et qu'on trouvera plus loin, 279 comètes sont inscrites dans Tordre de leurs apparitions successives, depuis les temps les plus anciens jusqu'au commencement de Tannée 1867 : nous Tavons complété pour les sept années suivantes jusques et y compris la première moitié de Tannée 1874, et de cette façon le nombre total des comètes cataloguées se monte à 3H , nombre bien inférieur, je ne dis pas seulement à celui des comètes réelles, mais à celui des comètes dont il a été fait mention, à un titre quelconque, dans Thistoire. Pingre, en effet, dans sa Cométographie^ compte près de 400 comètes dont Tapparition lui semble à peu près certaine, et il en enregistre beaucoup d'autres douteuses : sa listé cependant s'arrête à Tannée 1781 . Or il en a paru 212 depuis cette époque. Le catalogue que nous allons étudier ne comprend donc que les comètes dont les astronomes ont pu calculer les éléments. Jusqu'à la fin du xvi^ siècle, ces calculs reposent en général sur des observations souvent incertaines, insuffisantes sous le rapport de la précision ; depuis, l'exactitude est allée en croissant, sous la double influence du progrès des observations et du progrès de la théorie.
Occupons-nous d'abord de la forme même, c'est-à-dire de la nature géométrique des orbites cométaires. C'est Télément qu'on nomme excentricité qui détermine cette forme. Si l'excentricité est égale à 1 , Torbite est une parabole, ou du moins une ellipse si allongée que nous ne pouvons la distinguer de la parabole qui aurait même axe et même distance périhélie. Si elle est plus petite que 1, c'est une