ANALYSE SPECTHALE DE LA COMÈTE DE COGGLV
raie hydrogénique ne parut coïncider avec celles de la comète . Ces résultats prouvent que les astronomes ne s'entendent pas bien encore dans l'interprétation des faits d'analyse spectrale qu'ils observent; car nous lisons dans une lettre adressée de Moscou aux spectroscopistes italiens par le professeur Bredichîn, que ce savant a comparé les positions des bcmdes du spectre de la comète avec celles du carbure d'hydrogène d'un tube de Geisler; et il ajoute : « Dans les limites des erreurs des observations (j'en ai fait plus de dix), les bandes de la comète coïncident avec les bandes de l'hydrocarbure dont les longueurs d'onde sont 5633, 5164, 4742, à l'échelle d'Angstrôm. »
A Palerme, M. Tacchini a fait aussi, sur le spectre de la comète et sur la polarisation de sa lumière, les observations suivantes :
« Les raies brillantes observées dans le spectre de la comète étaient au nombre de quatre qui, reportées sur un spectre solaire, correspondaient aux positions suivantes de l'échelle d'Angstrôm : 6770, 5620, 5110 et 4800. Les positions de ces raies ne peuvent être considérées comme rigoureusement exactes, à cause du moyen qui servit à les obtenir; mais il est clair que les trois dernières correspondent au spectre du carbone. Celle du rouge était moins distincte que les autres, parce que, dans cette partie, le rouge était très-vif et diffus : cette raie se vit bien seulement dans les premières soirées, c'est-à-dire dans les derniers jours de juin et les premiers jours de juillet. Les trois autres ligues n'étaient pas d'égale longueur , et la plus étendue était la 5620 ; la 5110 était la plus vive de toutes et paraissait quasi blanche , ainsi qu'il arrive aux raies du magnésium après les éruptions (solaires). Le spectre continu du noyau de la comète se projetait comme sur un fond formé d'un spectre solaire plus intense, où le rouge, ainsi qu'il
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vient d'clre dit, était plus dilaté. Ce beau ruban coloré ne se voyait qu'au passage du noyau, lequel, vu simplement à roculaîre, paraissait d'un blanc verdatre, tandis que Téventail était sensiblement rose, même en occultant le noyau • Dans la vive lumière solaire que réfléchissait le noyau, devaient se montrer des traces de polarisation, et, pour les vérifier, nous invitâmes le professeur de physique, il signor Pisati, à faire l'expérience à l'aide des polarîscopes qu'il avait à sa disposition. Ayant appliqué un bî-quartz à la lunette, il se montra des traces de polarisation, mais faibles; à l'aide d'un prisme de Nicol, la lumière parut fortement polarisée, et le plus grand affaiblissement de lumière fut trouvé quand la section principale du Nicol coïncidait avec la direction de la queue, d'où il suit que la lumière était polarisée dans un plan passant par le Soleil. L'expérience fut répétée aussi sur la partie la plus vive de la queue et donna le même résultat. Vers le milieu de la queue, la lumière était si faible qu'on ne pouvait rien conclure de certain ; mais il semble probable que la réflexion avait lieu sur toute la longueur de la queue. » (Memorie délia Societa degli speltroscopisti italiani. Luglio 1874.)
Ces conclusions très-décisives, comme on voit, de la polarisation de la lumière dans la comète de Coggia, sont confirmées d'un autre côté par des observations que M. Wright a faites à Yale-CoUege (Etats-Unis), et ce savant en tire la conséquence c< qu'une portion considérable de la lumière de la comète dérive du Soleil par voie de réflexion » •
Revenons maintenant sur l'aspect que le noyau et la nébulosité ont offert au télescope pendant la période la plus intéressante de l'apparition. Pour cela, nous suivrons la description qu'en ont donnée nos deux savants compa-
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