JÉRÉM. VII
2 Zach. V. 4.
3 Voy. Code p'nal fr. art. 3')i et suiv. (N. du T.)
il y a néanmoins toujours péché à ravaler ainsi le nom de Dieu et à le prendre à témoin de toute trivialité et de toute impertinence que Ton dit. Jamais un serment n'est en luimême simplement bon ; on ne doit pas en faire usage au gré de la volonté, mais s'en servir uniquement comme des médecines, — en cas de nécessité. Y avoir recours ordinairement et sans réflexion, sans y être forcé par une nécessité urgente, ou sans qu'une autorité légitime l'impose, est une faute qui détruit tout respect et toute crainte de Dieu. Nous avons toute espèce de raisons de supposer que là, où le nom de Dieu est si fréquemment sur la langue, il est à craindre qu'il ne soit que peu dans le cœur.