‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 164 sur 409 · CE QUI EST DÉFENDU AU SUJET DES VŒUX · texte numérisé non relu

CE QUI EST DÉFENDU AU SUJET DES VŒUX

D'abord, il est rigoureusement défendu de s'engager par vœu à faire une action mauvaise : un vœu de ce genre serait une insulte à Dieu. Il est également défendu de s'engager par vœu à une chose indigne de Dieu.

En second lieu, nous sommes strictement tenus d'observer nos vœux légitimes. Si nous sommes obligés en rigoureuse justice d'être fidèles à des contrats, à des promesses, et à des engagements faits avec nos semblables, à combien plus forte raison la fidélité que nous devons à Dieu ne nous oblige-t-elle pas à remplir exactement les promesses et les engagements sacrés par lesquels nous nous sommes liés envers lui ? Il nous ordonne en termes formels d'être exacts à accomplir nos vœux: « Lorsque vous aurez fait un vœu au Seigneur votre Dieu, vous ne différerez point de l'accomplir, parce que le Seigneur votre Dieu vous en demandera compte ; et que si vous différez il vous en sera imputé à péché. Vous ne pécherez point en ne vous engageant par aucune promesse : mais lorsqu'une fois la parole sera sortie de votre

I Inst. S. C. De P. F., 8 Décembre 1869.

bouche, vous Tobserverez,... etc. » ^ «Si vous avez fait un vœu à Dieu, ne différez point de vous en acquitter ; car la promesse infidèle et imprudente lui déplaît : mais accomplissez tous les vœux que vous aurez faits. Il vaut beaucoup mieux ne point faire de vœux, que d'en faire, et ne les pas accomplir.

Monseigneur Hay termine ses instructions sur les vœux par ces paroles: « Bien qu'un vœu prudent et sage soit très agréable à Dieu, il n'en impose pas moins une lourde obligation à celui qui l'a fait. La faiblesse de la nature humaine et l'inconstance du cœur humain peuvent nous faire regretter nos bonnes intentions ; dès lors, nous ne devons jamais faire des vœux, surtout des vœux perpétuels, qu'après mûre délibération. Il faut bien peser nos motifs, nous efforcer de connaître la volonté de Dieu, prendre conseil pour toutes les démarches que nous faisons, et alors nous pouvons espérer la force d'accomplir nos vœux. » Comme j'ai amplement traité ce sujet dans un ouvrage antérieur, 3 inutile d'entrer ici dans de plus grands détails et de répéter ce que j"ai déjà écrit dans cet ouvrage et dans un précédent chapitre de celui-ci sur les vœux.

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