CHATIMENTS INFLIGÉS AUX MEURTRIERS
Le meurtre entraîne souvent après lui son propre châtiment. Par les desseins merveilleux de la divine Providence, le meurtrier est ordinairement découvert et tombe sous les coups de la loi. Ce crime tourmente la conscience des coupables de terreurs et de remords épouvantables, au point de leur arracher l'aveu de leur forfait, quand il n'y aurait pas de preuves ni aucun indice.
La mort est le châtiment infligé au meurtrier. C'était la punition décrétée par Dieu lui-même, selon l'ordre donné à
I ExoD. I. 17, 20.
Noé? « Quiconque versera le sang de Thomme, son sang sera versé aussi, car l'homme a été créé à l'image de Dieu.» ^ Ce commandement ne fut pas d'abord donné aux Juifs, mais à Noé. Il fut renouvelé et promulgué de nouveau dans la loi Mosaïque, selon les paroles que nous lisons au Livre des Nombres: « Vous ne recevrez point d'argent de celui qui veut se racheter de la mort qu'il a méritée pour avoir répandu le sang, mais il mourra aussitôt lui-même. De peur que vous ne souilliez la terre où vous habiterez, et qu'elle ne demeure impure par le sang des innocents, parce qu'elle ne peut être autrement- purifiée que par l'effusion du sang de celui qui aura versé le sang. » ^
L'homme qui avait volontairement commis un meurtre, — c'est-à-dire, qui avait tué quelqu'un par haine, par vengeance, avec préméditation et dans un guet-apens, — devait être arraché, non seulement de « la cité de refuge, » mais même « de l'autel du Seigneur, » et aussitôt mis à mort.