II. FUNESTES CONSÉQUENCES DE CE PÉCHÉ
*(i) La première et la plus effrayante, est cette promiscuité du concubinage qui ne tend qu'à diminuer, et, par le fait, à détruire les nombreuses et bienfaisantes fins du mariage.
(2) La fornication suppose. la prostitution, et la prostitution entraîne et abandandonne ses victimes dans une misère presque certaine. Ce n'est pas peu de chose que cet amas de misères qu'on rencontre dans les masses où le besoin, les maladies et les insultes pèsent sur ces abandonnées de la société humaine qui infestent nos grandes cités : tout cela n'est qu'une conséquence générale de la prostitution, et tout acte, tout péché de ce genre ne fait que l'aggraver et la perpétuer.
I La Morale^ par Hime.
(3) Ce crime produit des habitudes intraitables d'impudicité qui ont pour résultats les crimes les plus abominables de la séduction, les adultères les infanticides..., etc. Il déprave l'esprit et le caractère moral plus qu'une autre espèce de vice ; il détourne l'intelligence et la rend incapable de toutes les jouissances intellectuelles, morales et religieuses.
(4) Il perpétue une maladie qu'on peut mettre au nombre des plus destructives de la nature humaine, et dont les eflfets dit-on, se font sentir dans la constitution des générations même les plus éloignées. Les vastes salles de nos hôpitaux et de nos asiles d'aliénés regorgent de ses victimes. La phtisie, les scrofules, la folie, l'idiotisme et la paralysie sont ses fruits. Quelles souffrances physiques et morales n'engendre pas une de ces afflictions soit pour les victimes elles-mêmes, soit pour leurs proches et pour leurs descendants? ^
Il y a deux phases de cette plaie hideuse qui appellent une réprobation particulière, je veux dire la cohabitation en dehors du mariage, et le péché de séduction.