Malice et culpabilité des actes intérieurs
7. Péchés de pensée et de désir, plus dangereux pour l'âme que les
péchés extérieurs, à cause : — (i) De la facilité de les commettre. (2) De la facilité avec laquelle ils se multiplient. (3) De la difficulté de les connaître et de les discerner.
8. Tout péché doit venir de la volonté comme de sa cause. Cette volonté
peut: — (i) Consentir à son objet; (2) lui résister; ou (3) rester passive.
9. Différentes espèces de péchés intérieurs: fi) Délectation morose
(2) Plaisir et jouissance. (3) Désir.
■10. La délectatio.i dans le péché plus amplement expliquée, et réponses à
quelques questions sur ce sujet.
41. Concupiscence: telle que l'explique le Catéchisme du Concile de Trente
elle n'est pas toujours coupable.
12. Quand on doit résister à ses mouvements ; quand ils sont coupables, et
jusqu'à quel point.
13. Les affections humaines ne sont point mauvaises en soi, mais saintes
et sacrées, si elles sont bien ordonnées: la description de l'amour humain le montre, et le Catéchisme du Concile de Trente le prouve.
14. Moyens de se préserver contre les péchés de pensée, et remèdes contre
la concupiscence.
15. L'enseignement sur la moralité de nas pensées et de nos affections,
démontré et prouvé par des extraits des lettres du pieux et savant Balmez.
Le neuvième commandement est ainsi énoncé: « Vous ne désirere:^ point la femme de votre prochain. »
Le dixième: « Vous ne désirere:^ point les biens de votre prochain. »
I. FIN ET BUT DE CES COMMANDEMENTS POURQUOI NOUS LES TRAITONS SIMULTANÉMENT
Pour ce qui regarde l'objet et la fin de ces préceptes, nous avons déjà vu qu'ils visent principalement les péchés de luxure et d'injustice; nous les avons considérés à ce point de vue conjointement avec le sixième et le septième commandement. Ils ont aussi pour but, en outre^ de nous diriger dans la vigilance dont nous devons entourer notre cœur, dans le soin que nous devons mettre à éviter les mauvaises pensées, et à occuper notre esprit de bonnes choses.
Nous traitons ces deux commandements en même temps, parce que Dieu les a donnés réunis ensemble, lors même
qu'ils sont deux préceptes distincts. « Vous ne désirerez point la maison de votre prochain; vous ne désirerez point sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune de toutes les choses qui lui appartiennent. » * La raison pour laquelle ils sont ainsi réunis, c'est la grande analogie et la ressemblance réelle qui existe entre eux et dont voici le motif? Tous les deux défendent les péchés intérieurs de pensée, de désir, et d'affection, — en un mot, la convoitise. Vous ne désirerez point.