‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 398 sur 409 · ILS NE SONT PAS ABSOLUMENT IDENTIQUES · texte numérisé non relu

ILS NE SONT PAS ABSOLUMENT IDENTIQUES

Bien qu'ils aient un point de ressemblance sous ce rapport, ils ne sont cependant pas identiques. Leur ressemblance consiste à défendre la convoitise, leur différence à défendre diverses espèces de convoitise. Le neuvième défend la convoitise de la chair; le dixième, la convoitise de Tavarice. Une personne qui pèche contre le neuvième, cherche à satisfaire un plaisir déshonnête et impur; celle qui pèche contre le dixième cherche des avantages temporels d'intérêt, de profit, ou de gain. Il y a donc lieu de conserver une distinction entre ces deux commandements, et de ne point les confondre en un seul, selon l'arrangement protestant du Decalogue. Leur objection qu'il y a bien d'autres concupiscences de défendues que celles qui consistent à convoiter la femme et les biens du prochain., montre simplement qu'ils ne considèrent pas l'objet formel de ces commandements. L'objet formel du neuvième comprend expressément tous les désirs contraires à la vertu de pureté : « Vous ne désirerez point la

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femme de votre prochain. » L'objet formel du dixième embrasse tous les désirs contraires à la justice en fait de propriété. Bien qu'il y soit fait mention expresse du serviteur et delà servante, il est évident qu'ils ne sont considérés ici que par rapport à la justice, parce qu'ils sont loués, et que leur travail, en vertu d'un contrat, appartient à leurs maîtres. On ne peut certainement pas les envisager comme ayant des rapports de la même nature que ceux qui existent entre mari et femme au point de vue du sens et de la prohibition de ce précepte.

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